Calvin et Hobbes

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Calvin et Hobbes
SĂ©rie
Image illustrative de l'article Calvin et Hobbes

Auteur Bill Watterson
Genre(s) Comic strip

Personnages principaux Calvin
Hobbes

Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue originale Anglais américain
Titre original Calvin and Hobbes
Éditeur Drapeau des États-Unis Warner Books
Drapeau de la France Hors Collection
Nb. d’albums Drapeau des États-Unis 11
Drapeau de la France 24

Calvin et Hobbes est une bande dessinĂ©e amĂ©ricaine (comic strip) Ă©crite et illustrĂ©e par Bill Watterson, oĂč l'on peut suivre les aventures humoristiques de Calvin, un enfant imaginatif de six ans, et de Hobbes, son tigre en peluche sarcastique. Par ironie, les noms des deux personnages sont tirĂ©s du nom de deux penseurs aux philosophies radicalement diffĂ©rentes : le thĂ©ologien Jean Calvin et le matĂ©rialiste Thomas Hobbes[1].

CrĂ©Ă©e le 18 novembre 1985, la sĂ©rie s'est terminĂ©e le 31 dĂ©cembre 1995, aprĂšs dix ans de parutions Ă  raison d'une bande par jour, et d'une planche hebdomadaire en couleur. Elle a, durant cette pĂ©riode, connu un succĂšs fulgurant, et Ă©tĂ© publiĂ©e par plus de 2 400 journaux de par le monde. À ce jour, plus de trente millions d'albums ont Ă©tĂ© imprimĂ©s[2], et Calvin et Hobbes sont devenus une nouvelle rĂ©fĂ©rence de la culture populaire.

La sĂ©rie se dĂ©roule quelque part dans le Middle West des États-Unis Ă  la pĂ©riphĂ©rie d'une banlieue, un endroit probablement inspirĂ© de la maison d'enfance de Watterson Ă  Chagrin Falls dans l'Ohio. Calvin et Hobbes apparaissent dans la plupart des strips, trĂšs peu Ă©tant focalisĂ©s uniquement sur les autres membres de l'entourage de Calvin. La sĂ©rie dĂ©crit le quotidien de Calvin, enfant plutĂŽt solitaire et trĂšs imaginatif, du double point de vue de Calvin lui-mĂȘme et de son environnement, le comique naissant souvent de la diffĂ©rence de vision entre les protagonistes. Aux yeux de Calvin, sa peluche, Hobbes, est une sorte de tigre anthropomorphe douĂ© de parole et d'une personnalitĂ© propre (d'ailleurs fort diffĂ©rente de celle de son « inventeur Â», et souvent plus raisonnable) alors que tous les autres personnages le voient comme un simple jouet. La sĂ©rie joue souvent sur cette double nature de Hobbes et l'ambiguĂŻtĂ© n'est volontairement jamais levĂ©e.

Histoire[modifier | modifier le code]

Exemple de disposition des cases d'une planche de BD afin de tenir sur la moitié d'une page de périodique.

Bill Watterson commence Ă  dessiner Ă  ses moments perdus durant la pĂ©riode oĂč il travaille comme publicitaire, un travail qu'il dĂ©teste[3]. Il expĂ©rimente plusieurs idĂ©es que les Ă©diteurs rejettent. Toutefois il reçoit une rĂ©ponse positive du United Features Syndicate Ă  des dessins mettant en scĂšne un enfant et un tigre imaginaire. Le dessinateur s'engage alors dans ce sujet[4] mais le United Features Syndicate rejette ses nouveaux dessins et il essuie par la suite plusieurs rĂ©ponses nĂ©gatives. Finalement, c'est le Universal Press Syndicate (en) qui accepte d'aider Bill Watterson[5].

C'est dans un journal amĂ©ricain que Calvin et Hobbes est publiĂ© pour la premiĂšre fois, le 18 novembre 1985. TrĂšs vite la sĂ©rie connaĂźt un vĂ©ritable succĂšs. DĂ©but 1986, 130 journaux publient la sĂ©rie contre 350 Ă  la fin de cette mĂȘme annĂ©e. Dans la foulĂ©e, l'auteur remporte Ă©galement un Reuben Award par la National Cartoonists Society[6], devenant le plus jeune laurĂ©at de ce prix. En 1988, il en gagne un second tandis que la sĂ©rie est diffusĂ©e sur 600 supports.

En 1991, 1800 journaux publient la sĂ©rie et celle-ci reçoit un premier prix au Salon International du Comic de Barcelone. C'est aussi cette annĂ©e-lĂ  que la sĂ©rie commence Ă  ĂȘtre Ă©ditĂ©e intĂ©gralement en France. En 1992, alors que la sĂ©rie n'est Ă©ditĂ©e en France que depuis un an, l'album En avant tĂȘte de thon reçoit l'Alph'Art du meilleur album Ă©tranger au Festival international de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂȘme. En mĂȘme temps, il est une troisiĂšme fois nommĂ© pour un Reuben Award. De mai 1991 Ă  fĂ©vrier 1992, puis d'avril Ă  dĂ©cembre 1994, Watterson dĂ©cide de s'accorder quelques mois sabbatiques, pratique trĂšs rare dans le monde de la bande dessinĂ©e aux États-Unis (Garry Trudeau et Gary Larson en ayant Ă©tĂ© prĂ©curseurs). Durant ces pĂ©riodes, de nombreux journaux republient des gags des premiĂšres annĂ©es de la sĂ©rie. Au retour de son premier congĂ©, Watterson impose aux journaux une publication Ă  l'italienne des planches du dimanche pour renouer avec une pratique disparue qui laissait beaucoup plus de place Ă  chaque sĂ©rie. Ce format s'applique aussi aux albums Ă  partir de The days are just packed. Ces contraintes n'empĂȘchent pas la diffusion de la sĂ©rie puisque 2 200 journaux la diffusent en 1993.

En tout, la sĂ©rie fut diffusĂ©e dans 2 400 journaux Ă  travers le monde, traduite dans une quarantaine de langues, et vendue Ă  prĂšs de 30 millions d'albums, dont plus de deux millions et demi en France[7]. En 1995, Bill Watterson annonce, dans une lettre Ă  ses Ă©diteurs, la fin de la sĂ©rie Ă  la fin de l'annĂ©e. Il considĂ©rait en effet qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait dans les contraintes de temps et d’espace qu'impose une diffusion dans la presse quotidienne et qu'il Ă©tait temps pour lui de s'arrĂȘter.

Calvin et Hobbes prend ainsi fin le 31 dĂ©cembre 1995[8], avec la parution de la 3 160e et derniĂšre planche dans le Washington Post. Celle-ci dĂ©peint Calvin et Hobbes Ă©merveillĂ©s par le spectacle d'un paysage fraĂźchement recouvert par la neige : « C'est un monde magique, vieux frĂšre !
 Â». La derniĂšre case montre Calvin et Hobbes descendant en luge une colline et Calvin s'exclamant «  allons l'explorer ! Â» [9].

Décalage oblige, des albums inédits parurent en France jusqu'en 2005.

Style et influences[modifier | modifier le code]

Calvin et Hobbes se caractĂ©rise surtout par un humour intelligent, une critique sociale et politique, appuyĂ©s par des personnages pleins de personnalitĂ©. Ce style de bande dessinĂ©e existait dĂ©jĂ  auparavant avec Peanuts de Charles Monroe Schulz, Skippy de Percy Crosby, Bloom Country de Berkeley Breathed, Krazy Kat de George Herriman et Mafalda de Quino. Les racines de l'usage de la bande dessinĂ©e humoristique comme critique sociopolitique par Watterson proviennent de Pogo, de Walt Kelly. Schulz et Kelly en particulier ont influencĂ© le regard de l'auteur sur les bandes dessinĂ©es[10]. Les Ă©lĂ©ments distinctifs du style de Watterson se font dans la diversitĂ© des personnages et parfois l'exagĂ©ration des expressions (surtout lorsqu’il s’agit de Calvin), l'imagination Ă©laborĂ©e et Ă©trange de Calvin, et l'usage frĂ©quent de blagues visuelles et de mĂ©taphores. Dans les derniĂšres annĂ©es de la sĂ©rie, Watterson s'est exprimĂ© avec plus de libertĂ©, avec des histoires sans dialogues et un plus grand usage du blanc, car il disposait de plus d'espace pour ses histoires. L'auteur a Ă©galement choisi de ne pas montrer certains Ă©lĂ©ments de l’univers de Calvin et Hobbes en n'y faisant qu'allusion, faisant ainsi appel Ă  l'imagination du lecteur. Watterson travaille d'abord avec un simple crayon Ă  dessin (bien que la planche dominicale requĂźt un travail plus long), puis une brosse et de l'encre de Chine pour complĂ©ter le dessin. Il portait une grande attention Ă  l'usage des couleurs, mettant parfois beaucoup de temps Ă  choisir les bonnes couleurs Ă  utiliser pour l’histoire publiĂ©e le dimanche[11].

Dans l'ordre original de publication des strips, l'environnement de Calvin correspondait avec celui de l'hĂ©misphĂšre nord. Calvin joue dans la neige dans les strips publiĂ©s l'hiver, et est en grandes vacances pendant l'Ă©tĂ©. Les strips de NoĂ«l et d'Halloween Ă©taient Ă©galement dessinĂ©s pendant cette pĂ©riode de l'annĂ©e. Bien que la sĂ©rie dĂ©peigne de nombreuses annĂ©es scolaires et divers sĂ©jours de vacances, et que les personnages semblent conscients de ces annĂ©es Ă©coulĂ©es, Calvin ne vieillit jamais et on ne le voit jamais cĂ©lĂ©brer son anniversaire (le seul anniversaire vu dans la sĂ©rie est celui de Susie Derkins). On le voit Ă©galement participer Ă  de nombreux rĂ©veillons de NoĂ«l. Calvin reste Ă©ternellement ĂągĂ© de six ans. Ce genre de distorsion temporelle est trĂšs frĂ©quent dans l'univers du comic strip, comme dans les Peanuts oĂč l'Ăąge des personnages n'Ă©volue quasiment pas. Ironiquement, dans un des premiers strips, le pĂšre de Calvin remarque que son fils pense qu'il aura toujours six ans.

Marketing[modifier | modifier le code]

Vue humoristique de la série mettant en scÚne les vrais Calvin et Hobbes.

Malgré le succÚs de la série et les récompenses qui ont suivi, Watterson a toujours préféré rester discret et a opté pour un refus strict de tout marchandisage afin de préserver l'intégrité de ses idées, de son univers et de sa série[12]. Quelques exceptions plus ou moins légales existent cependant[13]. La série reste donc relativement peu commercialisée, Watterson estimant qu'il est du devoir de l'artiste de protéger sa création. En 2005, il déclare qu'il n'était pas forcément hostile au marchandisage au début de la série, mais que chaque produit dérivé lui semblait en contradiction avec l'esprit de la série et avec le message qu'il voulait véhiculer[14].

En dehors des livres, de deux calendriers (1988-1989 et 1989-1990), d'un livre Teaching with Calvin and Hobbes et d'un T-shirt, aucun autre produit dĂ©rivĂ© sur la sĂ©rie n'est thĂ©oriquement autorisĂ©. Watterson refuse Ă©galement de vendre ses originaux. Ce choix lui a souvent causĂ© de nombreux dĂ©saccords avec son agence de presse et avec les journaux qui le publient. Ainsi, dĂšs 1988, avec le succĂšs fortement croissant de Calvin et Hobbes, Bill Watterson doit lutter avec son Ă©diteur qui veut lui imposer des produits dĂ©rivĂ©s. En effet, le droit d'auteur amĂ©ricain est favorable Ă  celui qui finance la crĂ©ation. Le contrat signĂ© par Watterson en 1985 l'oblige Ă  cĂ©der tous ses droits Ă  l'agence de presse Universal Press Syndicate (en). AprĂšs de nombreuses oppositions, l'auteur rĂ©cupĂšre les droits de ses personnages vers 1990 et peut ainsi mettre un terme Ă  toutes les propositions de produits dĂ©rivĂ©s qui lui Ă©taient faites. De mĂȘme, Watterson a toujours refusĂ© toute exposition : il rejette les festivals, les signatures, les expos (une seule en 2001), les interviews, les photos. Seul un gros volume, Parabens, Calvin & Hobbes, apparait en 1995 oĂč il s'explique[15]. Depuis la fin de la sĂ©rie, des rumeurs de films d'animation circulent rĂ©guliĂšrement mais rien ne prouve leur vĂ©racitĂ©. En 1989, Watterson rĂ©flĂ©chissait dĂ©jĂ  Ă  la question, mais le projet n'a jamais abouti.

Critiques[modifier | modifier le code]

Critiques sociales[modifier | modifier le code]

Watterson profite aussi de la sĂ©rie pour critiquer la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine et occidentale. À de rares exceptions prĂšs, la sĂ©rie Ă©vite les rĂ©fĂ©rences Ă  de quelconques personnalitĂ©s ou Ă©vĂšnements contemporains pour mieux gĂ©nĂ©raliser. Watterson exprime ses frustrations sur la sociĂ©tĂ© de consommation, la dĂ©cadence et l'apathie du public, sa sujĂ©tion aux mĂ©dias de masse. Calvin est souvent vu rivĂ© devant la tĂ©lĂ©vision, oĂč il se laisse fortement influencer par les messages publicitaires et les images de sexe et de violence qu'elle diffuse, alors que son pĂšre, qui exprime frĂ©quemment l'avis de l'auteur, s'acharne Ă  tenter de faire passer ses valeurs Ă  son fils. Bien que la sĂ©rie ne fasse allusion Ă  aucune personnalitĂ© politique ni Ă  aucun Ă©vĂšnement prĂ©cis, elle ouvre souvent la rĂ©flexion sur des questions sociales, comme l'Ă©cologisme ou les mĂ©faits de la sociĂ©tĂ© de consommation[16]. Les faiblesses des sondages d'opinion sont aussi rĂ©guliĂšrement soulignĂ©es dans les bandes oĂč Calvin annonce Ă  son pĂšre les rĂ©sultats de sondages rĂ©alisĂ©s auprĂšs des enfants de six ans de la maison au sujet des actions de son pĂšre, et traitant la position du pĂšre comme celle d'un Ă©lu politique.

Hobbes exprime aussi son avis sur les attitudes dĂ©solantes de Calvin, mais d'une maniĂšre plus cynique ; il est plus souvent vu en train de porter des observations sarcastiques que d'intervenir directement. Parfois, il se contente mĂȘme simplement d'Ă©couter Calvin faire le point lui-mĂȘme, quitte Ă  lever les yeux au ciel pour exprimer sa dĂ©sapprobation[17]. Par exemple, Ă  un moment, Calvin demande Ă  Hobbes s'il a dĂ©jĂ  lu des histoires de science-fiction oĂč des machines transforment les humains en zombies esclaves. Hobbes fait un commentaire sur l'ironie d'une situation effrayante oĂč des machines commanderaient les hommes et non l'inverse lorsque Calvin approuve puis s'exclame : « HĂ© ! Quelle heure est-il ? Mon Ă©mission va commencer ! Â» et fonce immĂ©diatement Ă  la maison regarder la tĂ©lĂ©vision, laissant Hobbes contempler l'ironie de la situation, une fois de plus.

Les relations avec les autres personnes Ă©tant difficiles, Calvin ne semble avoir de la sympathie que pour les animaux (et — parfois — ses parents). Il envie Hobbes de ne pas ĂȘtre humain, reprochant Ă  ses congĂ©nĂšres leur Ă©goĂŻsme, leur violence, leur irrespect[18]. Il regrette aussi parfois sa propre apparence qui ne le munit ni de griffes rĂ©tractiles, ni de crocs, ni de vision nocturne, ou d'autres facultĂ©s animales, ce qui le fait envier Hobbes. Il prend alors frĂ©quemment, au dĂ©tour de ses aventures et de son imagination, des formes de dinosaure, de hibou, de baleine[19], de monstre poilu[20]. Ces formes lui permettent parfois de profiter de capacitĂ©s diverses, comme lorsqu'un aspect de pieuvre lui permet d'Ă©clabousser d'un jet d'encre sa camarade de classe[21]. Son amour des animaux et de la nature accentue le cĂŽtĂ© misanthrope de Calvin, blessĂ© par le vandalisme humain dont ils sont victimes. Il dĂ©cide ainsi, dans une aventure, de quitter son statut d'homme pour devenir un tigre aux cĂŽtĂ©s de Hobbes[22].

Critiques de l'art[modifier | modifier le code]

Watterson se sert de son Ɠuvre pour critiquer le monde de l'art, Ă  travers la mise en forme par Calvin d'Ă©tranges bonshommes de neige, de graffitis sur le pavĂ©, de sculptures en pĂąte Ă  modeler, etc. Quand mademoiselle Wormwood se plaint qu'il perde son temps en classe Ă  faire d'incomprĂ©hensibles dessins, Calvin dĂ©clare appartenir Ă  l'Avant-garde. Il commence Ă  explorer la neige comme moyen d'expression lorsqu'un coup de chaud provoque la fonte d'un bonhomme de neige qu’il avait crĂ©Ă©. Sa crĂ©ation suivante parle de « l'horreur de notre mortalitĂ©, invitant le spectateur Ă  contempler l’évanescence de la vie Â», dans la veine de l’EcclĂ©siaste. Au cours des ans, les crĂ©ations de Calvin se diversifient.

Watterson attaque aussi bien l'aspect commercial de l'art que ceux qui prĂ©tendent y Ă©chapper. En plus des critiques sur l'art, Watterson utilise parfois ses dessins pour commenter la culture et la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaines. La sĂ©rie Ă©vite toute rĂ©fĂ©rence Ă  un personnage ou Ă  un Ă©vĂšnement rĂ©cents et n’apporte que des commentaires gĂ©nĂ©raux. Il exprime sa frustration devant la dĂ©cadence et l'apathie publiques, le commercialisme, et la tĂ©lĂ©vision. Ainsi, Calvin est souvent scotchĂ© devant le poste de tĂ©lĂ©vision, tandis que son pĂšre, exprimant alors les propres sentiments de l’auteur, tente de lui inculquer ses propres valeurs. Mais parfois, c'est Calvin lui-mĂȘme qui sert de porte-parole Ă  Watterson. À de nombreuses reprises, Watterson dessine ses strips en utilisant d'Ă©tranges distorsions visuelles : couleurs inversĂ©es, nĂ©o-cubisme. Seul Calvin perçoit ces altĂ©rations, ce qui illustre sa propre vision instable du monde.

Dans le Tenth Anniversary Book, Watterson explique que ces strips sont des mĂ©taphores de ses propres expĂ©riences, illustrant, par exemple, les conflits avec ses Ă©diteurs quant Ă  la mise en forme des strips de la sĂ©rie. Par exemple, dans un strip oĂč les couleurs des dessins sont inversĂ©es, le pĂšre de Calvin lui reproche de voir tout en noir et blanc, ce Ă  quoi Calvin rĂ©torque que parfois c'est le cas - une rĂ©plique utilisĂ©e par Watterson lui-mĂȘme.

Personnages[modifier | modifier le code]

Calvin[modifier | modifier le code]

Jean Calvin.

Le hĂ©ros principal tire son nom du thĂ©ologien Jean Calvin, fondateur du calvinisme, qui croyait en la prĂ©destination. Impulsif, peu obĂ©issant, Ă©nergique, curieux et intelligent, c'est un petit garçon de six ans comme tant d'autres - gĂ©nĂ©ralement vĂȘtu d'un pull rouge aux rayures noires, d'un jean noir (qui s'avĂšre ĂȘtre un short, ses jambes Ă©tant Ă©tonnamment courtes), et de baskets magenta - qui voit dans la vie quotidienne une source inĂ©puisable d'imagination. Cependant il possĂšde deux caractĂ©ristiques curieuses et amusantes : tout d'abord, il n'y a pas de censure entre ses pensĂ©es et ses paroles[23] ; ensuite, ses paroles ont parfois la profondeur de celles d'un adulte et mĂȘme plus encore. C'est aussi un grand lecteur de comics et de pulps et un assoiffĂ© de connaissances. Il est passionnĂ© de chewing-gum et est abonnĂ© Ă  Chewing, un magazine spĂ©cialisĂ©. Une de ses passions encore plus dĂ©vorante est la palĂ©ontologie, et notamment les dinosaures. Calvin voue un vĂ©ritable culte Ă  la tĂ©lĂ©vision, allant jusqu'Ă  lui faire des offrandes, et se laisse facilement manipuler par elle. Calvin est un peu Ă©gocentrique, mais il se prĂ©occupe beaucoup des animaux et, misanthrope, prĂ©fĂšre leur compagnie Ă  celle des humains. Comme son Ă©ponyme Jean Calvin, Calvin croit en la prĂ©destination. Le personnage explique ainsi que ses actes Ă©chappent Ă  son contrĂŽle et qu'il est le produit de son environnement, une victime des circonstances[24]. Il se prĂ©tend ĂȘtre le plus grand gĂ©nie que l'humanitĂ© ait connu, n'hĂ©sitant pas Ă  se comparer Ă  Albert Einstein et restant convaincu que le monde reconnaĂźtra son intelligence supĂ©rieure un jour, et tente d'inventer des machines surpuissantes Ă  partir de boĂźtes en carton. Bien que prĂ©tentieux, Calvin prĂ©sente nĂ©anmoins plusieurs caractĂ©ristiques d'un enfant surdouĂ© : forte curiositĂ©, grande imagination, vocabulaire trĂšs riche, comportement solitaire, idĂ©alisme fort, Ă©chec scolaire[25]


DotĂ© d'une imagination dĂ©bordante, Calvin aime voguer dans ses rĂȘves oĂč il vit diverses aventures. Parfois Calvin vit ses aventures fantastiques en compagnie de Hobbes, dans ce cas l'imaginaire se poursuit souvent sur plusieurs strips. À la maniĂšre de Little Nemo, le passage de la rĂ©alitĂ© Ă  l'onirique est souvent rude ; la derniĂšre case du strip montre gĂ©nĂ©ralement soit ce qui se passe vraiment dans la rĂ©alitĂ© soit ce qui se passe dans la tĂȘte de Calvin. Calvin possĂšde trois personnalitĂ©s qui reviennent rĂ©guliĂšrement dans ses Ă©vasions. En tant que Spiff le spationaute (« Spaceman Spiff Â»), il explore seul les confins de l'Univers dans une soucoupe volante. Dans cet univers, Calvin porte des lunettes. Son engin est Ă©quipĂ© de nombreuses armes, dĂ©tecteurs, et de moyens de propulsion variĂ©s. Il fait face Ă  un univers cruel, peuplĂ© de crĂ©atures repoussantes qui ne sont en fait que des personnes de l'entourage de Calvin, transformĂ©es en extraterrestres par son esprit fertile. Le personnage de Spiff est antĂ©rieur Ă  Calvin, car Watterson l'a conçu durant ses cours d'allemand alors qu'il Ă©tait au lycĂ©e. Spaceman Spiff s'appelait alors Raumfahrer Rolf. Au lycĂ©e, le dessinateur le renomme Spaceman Mort. C'est Ă  la fin de ses Ă©tudes au lycĂ©e que le personnage acquiert son nom dĂ©finitif : Spaceman Spiff. Moustachu comme Charlie Chaplin, Spiff explorait l'espace dans un dirigeable avec son ami Fargle. RejetĂ© par les Ă©diteurs, le personnage trouve sa place comme avatar de Calvin. AprĂšs plusieurs albums, Watterson trouve que les monstres affrontant Spiff ne sont pas assez dĂ©veloppĂ©s. Ainsi les paysages des mondes visitĂ©s par l'aventurier se fondent sur ceux du sud de l'Utah, comme dans la bande dessinĂ©e Krazy Kat. Peu Ă  peu les monstres sont dessinĂ©s avec plus de dĂ©tails. Watterson lui-mĂȘme a dĂ©crit Spiff comme Ă©tant une caricature de Flash Gordon. Il semble aussi qu’il soit un pastiche de Star Trek et de Star Wars. Autre personnage favori de Calvin, Hyperman (« Stupendous Man Â») est un super-hĂ©ros qui se vĂȘt d'un dĂ©guisement cousu par sa mĂšre. Calvin utilise souvent ce personnage pour Ă©chapper Ă  des devoirs ou lutter contre sa baby-sitter. Il ne se rend pas compte que son costume ne cache pas son identitĂ©, et se trouve surpris lorsqu'on le punit pour des actes qu'il prĂ©tend ne pas avoir commis. Bien qu'il ne connaisse que des Ă©checs, le super-hĂ©ros prĂ©tend avoir malgrĂ© tout remportĂ© une victoire morale. Ce personnage est une parodie des super-hĂ©ros comme Superman. Il s'agit de la seule des trois personnalitĂ©s avec laquelle on voit Hobbes intervenir, mĂȘme si celui-ci ne semble pas se prendre autant au jeu.

TroisiĂšme personnage important, Balle Traçante (« Bullet Â»), un dĂ©tective privĂ© inspirĂ© des films noirs et des stĂ©rĂ©otypes sur les dĂ©tectives comme Philip Marlowe. Calvin l'utilise lorsqu'il recherche des rĂ©ponses, par exemple celle d'un problĂšme de mathĂ©matiques. Calvin porte ici un impermĂ©able et un chapeau qui lui cache une partie du visage ; il fume, boit et utilise de longues phrases remplies de figures de style pour raconter son enquĂȘte. Dans ces histoires, le dessin prend un style rappelant un peu celui de Sin City, marquĂ© par de forts contrastes. Bill Watterson a dessinĂ© peu d'histoires avec Balle Traçante, car cela lui prenait beaucoup de temps pour dessiner dans ce style.

En plus de ces avatars, Calvin aime aussi se transformer en dinosaure (gĂ©nĂ©ralement un tyrannosaure) ; mais il peut Ă©galement s'imaginer sous de nombreuses formes : animal, volcan, planĂšte, arme nuclĂ©aire, etc.

Hobbes[modifier | modifier le code]

Thomas Hobbes.

Du point de vue d'une tierce personne, Hobbes n'est que le tigre en peluche de Calvin. Mais lorsque la perspective bascule du cĂŽtĂ© de Calvin, il devient un vĂ©ritable tigre anthropomorphisĂ© et douĂ© de la parole, qui accompagne Calvin au cours de ses aventures et de ses bĂȘtises les plus imaginatives, prenant Ă©galement le rĂŽle de « conscience sage ou raisonnable Â» de Calvin. Il s'agit d'une curieuse dichotomie que Watterson explique ainsi : « Lorsque Hobbes est une simple peluche dans une case et vivant dans la suivante, je juxtapose la version de la rĂ©alitĂ© des adultes avec celle de Calvin, et invite le lecteur Ă  dĂ©cider de celui qui a raison. Â»[26]. En effet, l'intangibilitĂ© de Hobbes reste toujours incertaine : par exemple, lorsqu'il bondit sur Calvin et le laisse dĂ©braillĂ©, ses parents se demandent comment Calvin arrive Ă  se faire cela tout seul. Dans un autre strip, Hobbes suspend Calvin par l'arriĂšre du pantalon Ă  la branche d'un arbre. Dans un des tout premiers strips, Calvin affirme mĂȘme que Hobbes a mangĂ© un de ses camarades de classe (ce que Hobbes confirme)[27] mais personne d'autre n'y fait rĂ©fĂ©rence, et il est plus probable d'attribuer cela Ă  l'imagination de Calvin.

Il tire son nom du philosophe Thomas Hobbes, dont la pensĂ©e Ă©tait pessimiste, et qui, selon Watterson, avait une faible estime de la nature humaine[28]. Hobbes est plus rationnel et plus conscient que Calvin des consĂ©quences de leurs actes mais interfĂšre rarement dans les bĂȘtises de Calvin en dehors de lui donner des avertissements ambigus. AprĂšs les faits, Calvin est le seul Ă  en subir les consĂ©quences. Autre point de divergence, Hobbes prĂ©fĂšre mener une vie plus simple et moins ambitieuse que celle Ă  laquelle Calvin aspire. Au contraire de Calvin, Hobbes n'a aucune soif de pouvoir ou de reconnaissance : dans un strip, lorsque Calvin lui demande son vƓu le plus cher, Hobbes rĂ©pond un « grand champ ensoleillĂ© Â» avant de s'endormir dans le champ oĂč ils se trouvent[29]. Il utilise aussi un ton sarcastique lorsque Calvin se montre hypocrite au sujet de sa vision sur lui et le monde. Calvin et Hobbes sont amis, mais se disputent rĂ©guliĂšrement, et parfois se battent. Hobbes a aussi l'habitude de s'amuser Ă  filer et Ă  bondir sur Calvin comme un tigre sur une proie, notamment lorsque Calvin rentre de l'Ă©cole. Il appelle rarement Calvin par son prĂ©nom, utilisant des pronoms Ă  la place. C'est un artiste enthousiaste, quoique sans talent particulier. Il lui arrive de faire les devoirs de Calvin ou de l'aider, mĂȘme s'il n'est guĂšre meilleur que lui. Il aime lire les bandes dessinĂ©es, mais Calvin refuse de lui prĂȘter celles de sa collection, et il adore le thon. Il est aussi trĂšs fier d'ĂȘtre un fĂ©lin et fait souvent des commentaires dĂ©sobligeants sur le genre humain. Hobbes s'intĂ©resse aux filles et insinue qu'il a une certaine expĂ©rience dans le domaine amoureux, alors que Calvin n'y entend rien[30].

Le premier strip de la sĂ©rie montre comment Calvin a capturĂ© Hobbes en l'appĂątant avec un sandwich au thon[31]. À l'Ă©poque, Watterson pensait qu'il Ă©tait important d'expliquer comment ils se sont rencontrĂ©s, mais dans le Tenth Anniversary Book il explique avoir changĂ© d'opinion, avançant que cela n'Ă©tait pas nĂ©cessaire. Un strip oĂč Calvin parle de ses trois premiĂšres annĂ©es vient d'ailleurs infirmer cette premiĂšre rencontre en semblant admettre que Hobbes connait Calvin depuis qu'il est bĂ©bĂ©. L'apparence de Hobbes change au cours de la sĂ©rie : au dĂ©but, il Ă©tait petit et les poils de sa fourrure n'Ă©taient pas dessinĂ©s avec dĂ©tail, ses yeux Ă©taient ronds et ses pattes dotĂ©es de coussinets. Par la suite, sa fourrure devient plus dĂ©taillĂ©e, ses yeux ovales et les coussinets sont moins visibles.

Parents[modifier | modifier le code]

Les parents de Calvin appartiennent à la classe moyenne américaine et ont un caractÚre relativement terre-à-terre et sensé, ce qui les fait réguliÚrement entrer en conflit avec Calvin, d'autant plus que celui-ci met trÚs souvent la maison sens dessus dessous, notamment lorsqu'il vit ses aventures imaginaires. Au début de la série, Watterson a déclaré que certains fans étaient énervés de l'opinion des parents sur Calvin (le pÚre rappelle parfois qu'il voulait un chien). Malgré ce genre de réflexions, certains strips laissent place à la tendresse entre Calvin et ses parents.

Dans toute la sĂ©rie, les parents de Calvin ne sont jamais dĂ©signĂ©s par leurs prĂ©noms. Leur nom de famille n'est pas connu non plus. Ils ne sont identifiĂ©s que comme « Maman Â» et « Papa Â» et s'appellent « chĂ©ri(e) Â» entre eux. Watterson explique cette dĂ©cision par le fait qu'ils ne sont importants que parce qu'ils sont les parents de Calvin[32]. Ce choix s'avĂ©ra problĂ©matique lorsque l'oncle Max de Calvin apparait une semaine dans la sĂ©rie et ne peut se rĂ©fĂ©rer aux parents par leur nom, une des principales raisons qui fit que l'oncle Max ne rĂ©apparut plus jamais[33].

Papa
Le pĂšre de Calvin est un homme proche de la quarantaine, plutĂŽt insensible aux extravagances de son fils. Son travail exact n'est pas connu mais il semble ĂȘtre homme de loi. Il n'aime pas trop son travail, mais quand il en parle, il se rend vite compte qu'il lui permet d'Ă©chapper aux bĂȘtises de son fils. Amateur de vĂ©lo, de livres, de pĂȘche et de camping sauvage (au grand dam du reste de sa famille[34]), la sociĂ©tĂ© de consommation dans laquelle il vit l'insupporte complĂštement.
Il rĂ©pond et rĂ©agit souvent aux actes de Calvin de façon pragmatique ou paradoxale. Bill Watterson dit s'ĂȘtre inspirĂ© de son pĂšre qui, comme le pĂšre de Calvin, lui donnait toujours des explications farfelues. En rĂ©ponse aux rĂąleries de Calvin, il lui ressort toujours la mĂȘme phrase : « Ă§a forge le caractĂšre Â». MĂȘme s'il insupporte Calvin, cet humour particulier du pĂšre semble s'ĂȘtre transmis Ă  son fils. Bill Watterson utilise le pĂšre de Calvin pour s'exprimer et commenter certains aspects du monde des adultes. Comme lui, il se mĂ©fie de la sociĂ©tĂ© de consommation et aime faire du vĂ©lo.
Maman
La mĂšre de Calvin est une mĂšre au foyer souvent exaspĂ©rĂ©e par les actes de son fils. Bien que sa progĂ©niture l’énerve fortement, elle n'en Ă©prouve pas moins de l'amour pour lui. Elle a tendance Ă  s'inquiĂ©ter plus vite du sort de Calvin que son mari ; par exemple, lors d'une visite au zoo oĂč ils perdent Calvin de vue, elle est saisie d’une peur panique tandis que son mari reste assez calme. De plus, le pĂšre de Calvin lui donne souvent des explications totalement fausses sur le fonctionnement de diverses choses, ce qu'instantanĂ©ment reproche la mĂšre de Calvin Ă  son mari, et justifiant souvent « ses notes sont assez basses comme ça ! Â».
Dans les rares occasions oĂč elle n'est pas occupĂ©e Ă  rĂ©agir aux frasques de son fils, elle s'adonne Ă  de paisibles activitĂ©s, comme le jardinage ou la lecture. Il semble que, dans son enfance, elle n'ait pas toujours Ă©tĂ© aussi exemplaire qu'Ă  l'Ăąge adulte : aprĂšs avoir dĂ©clarĂ© : « J’espĂšre qu'un jour tu auras un enfant qui t'en fera voir autant Â», son fils lui rĂ©pond : « Ouais. Mamie te disait la mĂȘme chose, paraĂźt-il Â»[35].

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Susie Derkins
Seul personnage à avoir un nom et un prénom (Derkins était le nom du beagle de la famille de l'épouse de Watterson), Susie est une camarade de classe de Calvin qui habite dans son voisinage. Elle apparait dans la série comme une nouvelle élÚve de la classe. Dans les premiÚres années de la série, Watterson représentait Susie avec un visage tout rond et portant des jupes. Son apparence change ensuite.
Contrairement Ă  Calvin, elle est studieuse, polie et civilisĂ©e et son imagination est limitĂ©e, se rĂ©duisant au stĂ©rĂ©otype des petites filles organisant des thĂ©s avec leurs peluches. Sa peluche favorite est un lapin nommĂ© Mr. Bun (M. Pinpin en français) qui ne possĂšde pas de « rĂ©alitĂ© alternative Â», ou en tout cas n'est jamais reprĂ©sentĂ© du point de vue de Susie comme Hobbes l'est avec Calvin (sauf lorsque Calvin lui prĂȘte une telle « rĂ©alitĂ© alternative Â»). Sa relation avec Calvin est pour le moins tendue : elle est souvent la victime de ses sarcasmes machistes ainsi que des boules de neige qu’il lui lance. Le D.É.F.I. (Dehors Énormes Filles Informes), organisation secrĂšte anti-filles inventĂ©e par Calvin et Hobbes, sert essentiellement Ă  agresser Susie. Mais le sentiment qui lie Susie Ă  Calvin est ambigu, fait de haine, mais aussi d’amour refoulĂ© Ă©prouvĂ© l'un pour l’autre[36]. Watterson a d'ailleurs admis que Calvin et Susie avaient un dĂ©but de bĂ©guin l'un pour l'autre, et que Susie Ă©tait inspirĂ©e du type de femme qu'il trouvait lui-mĂȘme attirante. La relation de Susie avec Calvin est cependant trĂšs conflictuelle et ne ressort jamais vraiment, mais cet « amour vache Â» entre Susie et Calvin amĂšne souvent Hobbes Ă  chambrer Calvin sur ce terrain.
Miss Wormwood
Miss Wormwood, dont le nom est tiré d'un personnage du livre Tactique du diable de C.S. Lewis, est l'institutrice de Calvin, fatiguée des innombrables facéties de Calvin. Elle porte en permanence des robes à pois et se trouve à quelques années de la retraite.
Entre les exposés de Calvin, et les réponses qu'il refuse de donner lors des contrÎles, sa patience est trÚs souvent éprouvée. Selon les dires de Calvin, elle en serait à deux paquets de cigarettes sans filtre par jour pour tenir le choc
 Watterson a déclaré avoir beaucoup de sympathie pour Miss Wormwood, qui s'énerve à essayer de garder le turbulent Calvin sous contrÎle pour que la classe puisse apprendre quelque chose.
Rosaline
Rosaline est la nounou de Calvin. Étudiante, elle est la seule personne Ă  accepter de le garder, une exception qui lui permet de demander des tarifs de plus en plus Ă©levĂ©s et des avances aux parents dĂ©sespĂ©rĂ©s[37]. Elle apparaĂźt aussi une fois comme le professeur de natation de Calvin[38]. Les soirs de garde, on la voit souvent tĂ©lĂ©phoner Ă  son petit ami Charlie (que l'on ne voit jamais), un appel toujours interrompu par Calvin.
Dans ces moments, Calvin prend souvent la personnalitĂ© d'Hyperman pour lutter contre Rosaline (qu'Hyperman appelle « Baby-sitter Woman Â») mais elle n'hĂ©site pas Ă  lui jouer d'aussi mauvais tours que lui. Les soirĂ©es de garde ressemblent ainsi plus Ă  une bataille entre les deux occupants de la maison.
Selon Watterson, Rosaline est la seule personne dont Calvin ait vraiment peur. Alors qu’au dĂ©but de la sĂ©rie elle ne dispose pas de nom et n’apparaĂźt qu’une fois, le dessinateur dĂ©cide ensuite de la rĂ©utiliser car elle parvient Ă  contenir le caractĂšre facĂ©tieux de l’enfant.
Moe
Camarade de classe, il est le cauchemar de Calvin et passe son temps Ă  le martyriser. Brute typique, il ne cesse de pousser Calvin contre les murs, de lui extorquer son dĂ©jeuner et de l'appeler « P'tite tĂȘte Â».
Il a six ans mais se raserait dĂ©jĂ [39]. Il est le seul personnage rĂ©current Ă  voir ses paroles (souvent monosyllabiques) reprĂ©sentĂ©es dans une police d'Ă©criture diffĂ©rente de celle habituellement utilisĂ©e dans la sĂ©rie. Watterson dĂ©crit Moe comme « imposant, moche, bĂȘte et cruel Â» et une addition de « tous les imbĂ©ciles que j'ai toujours connus Â».
Autres
Il existe d'autres personnages rĂ©currents dans la sĂ©rie, quoique moins frĂ©quents, tel que M. Spittle, le principal de l’école dans le bureau de qui Calvin se retrouve lorsqu'il va trop loin avec son institutrice, qui montrent gĂ©nĂ©ralement Calvin tentant de se justifier pour son comportement. Il arrive Ă©galement souvent que Calvin s'imagine ĂȘtre le spationaute Spiff et se voit affronter M. Spittle sous la forme d'un extraterrestre. Un autre personnage rĂ©current est le docteur de Calvin qui en voit de toutes les couleurs pour pouvoir ausculter son patient.

Situations récurrentes[modifier | modifier le code]

Qu'elles appartiennent Ă  la vraie vie ou Ă  l'imaginaire de Calvin, certaines situations apparaissent rĂ©guliĂšrement dans l'Ɠuvre de Watterson.

D.É.F.I.[modifier | modifier le code]

Le D.É.F.I., pour « Dehors Énormes Filles Informes Â», (ou G.R.O.S.S. pour « Get Rid Of Slimy girlS Â» en VO) est un club secret anti-filles inventĂ© par Calvin et Hobbes. Le but principal de cette organisation est d'exclure les filles, notamment Susie Derkins, la voisine de Calvin.

Au départ situé dans le garage, les réunions du club ont finalement lieu dans une cabane située en haut d'un arbre. Hobbes peut grimper en haut de l'arbre et accéder à la cabane, mais Calvin a besoin d'une corde[40]. Ainsi, Hobbes refuse de lui tendre une corde tant que Calvin n'a pas dit le mot de passe inventé par Hobbes, qui est constitué de huit versets à la gloire des tigres. Le club possÚde également son propre hymne, mais il n'apparaßt jamais au complet dans la bande dessinée. Il n'y a que deux membres, Calvin et Hobbes, qui portent des chapeaux de papier durant les réunions et se donnent différents titres pompeux (Calvin est le dictateur-à-vie du club et Hobbes le Président et Premier Tigre). Le plus souvent, la suprématie de Calvin est remise en cause par Hobbes, et la réunion se termine en pugilat.

Leurs actes consistent essentiellement Ă  travailler sur les statuts du D.É.F.I. mais il arrive parfois que le club passe Ă  l'acte et aille embĂȘter Susie Derkins, ce qui se retourne gĂ©nĂ©ralement contre eux. De plus, le penchant de Hobbes pour les filles et sa position paradoxale dans ce club l'amĂšne parfois Ă  trahir Calvin pour Susie. MalgrĂ© cela, aprĂšs une mission ratĂ©e, Calvin et Hobbes reconsidĂšrent le bilan de leur opĂ©ration dans leur QG et en arrivent Ă  la conclusion que la mission est tout de mĂȘme un succĂšs.

Calvinball[modifier | modifier le code]

Le Calvinball est un jeu inventĂ© de toutes piĂšces par Calvin et Hobbes. Calvin joue Ă  ce jeu pour la premiĂšre fois aprĂšs avoir Ă©tĂ© déçu du Baseball, qu'il a tentĂ© de pratiquer dans son Ă©cole. Pour y jouer, il est nĂ©cessaire de porter un masque et tous les ustensiles disponibles sont bons Ă  prendre, les rĂšgles Ă©tant inventĂ©es et modifiĂ©es en cours de jeu[41]. Calvin et Hobbes passent d'ailleurs autant de temps Ă  discuter les rĂšgles qu'Ă  les jouer. Cependant une seule rĂšgle est constante : ne jamais jouer deux fois de la mĂȘme façon. Le calcul des scores est Ă©galement fantaisiste : M Ă  12 par exemple. Calvin organise ce jeu en rĂ©action Ă  ceux comportant des rĂšgles prĂ©cises (notamment le baseball) qu'il n'arrive jamais Ă  respecter. Ce jeu fait plus appel Ă  la crĂ©ativitĂ© qu’à la force physique.

Dans l'un des tomes, Calvin va mĂȘme jouer avec Rosaline, la baby-sitter et Ă  sa grande surprise elle comprendra trĂšs vite les rĂšgles et arrivera mĂȘme Ă  se servir du jeu pour l'envoyer au lit.

En hiver[modifier | modifier le code]

Boules et bonhommes de neige[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver, Calvin s'engage dans des batailles de boules de neige avec Hobbes, sa principale cible Ă©tant sa voisine, Susie Derkins. Pendant l'Ă©tĂ©, les boules de neige sont remplacĂ©es par des ballons d'eau. Calvin croit aux « grands affreux dĂ©mons des neiges Â», des entitĂ©s qui contrĂŽleraient le temps et permettraient d'avoir un hiver neigeux en brĂ»lant des feuilles en guise de sacrifice ou en prononçant des incantations. Calvin construit aussi des bonshommes de neige, mais souvent — au grand dam de ses parents — sous la forme de monstres ou de crĂ©atures Ă©tranges : un bonhomme de neige Ă  deux tĂȘtes, un autre qui se sert de la tĂȘte d'une de ses crĂ©ations comme d'une boule de neige. Dans l'une des histoires relatives Ă  ce thĂšme, Calvin amĂšne Ă  la vie un bonhomme de neige, qui devient mĂ©chant et se rĂ©plique avant d'ĂȘtre vaincu en utilisant un tuyau d'arrosage. Contrairement Ă  Hobbes, Calvin conçoit la crĂ©ation de bonhommes de neige comme de l'Art. Mais en rĂ©alitĂ© ce thĂšme est un moyen pour l'auteur de critiquer le caractĂšre prĂ©tentieux de certains artistes. Ainsi, quand Calvin proclame que toute la neige du monde est son Ɠuvre d'art, proposant de la vendre Ă  Hobbes pour un million de dollars, celui-ci rĂ©plique que cela s'allierait mal avec son mobilier.

À NoĂ«l[modifier | modifier le code]

Quand NoĂ«l approche, Calvin ressent le besoin d'augmenter ses chances d'obtenir des cadeaux du pĂšre NoĂ«l. En effet, les enfants qui ne sont pas sages ne reçoivent rien, et Calvin tient absolument Ă  recevoir chaque Ă©lĂ©ment prĂ©sent sur sa liste. Il est toujours déçu, quel que soit son comportement. Il faut dire que sa liste comporte plusieurs centaines de pages, Ă©ventuellement en plusieurs volumes (premier volume, d'« atomiseur Â» Ă  « lance-grenades Â»). C'est pourquoi il tente de ne pas lancer de boules de neige sur Susie Derkins. Cette pĂ©riode le pousse Ă  se poser des questions profondes, comme la diffĂ©rence entre « ĂȘtre bien Â» et « agir bien Â», ou encore le fait qu'une personne naturellement bonne a moins de mĂ©rite Ă  bien agir qu'une personne naturellement mĂ©chante, car cela lui est plus facile. Dans plusieurs histoires, Calvin s'interroge sur le travail du pĂšre NoĂ«l, et remet parfois son existence en question. Il finit toutefois par dĂ©cider de croire en l'existence de ce personnage, afin d'augmenter ses chances d'avoir des cadeaux. Hobbes remarquera : « vraiment, quel esprit cynique Â» ce Ă  quoi Calvin rĂ©pond : « c'est l'esprit de NoĂ«l! Â». Le jour de NoĂ«l, il rĂ©veille Ă©galement ses parents trĂšs tĂŽt (vers quatre heures du matin) pour aller dĂ©baller ses cadeaux, qui ne contiennent jamais les centaines d'armes qu'il avait commandĂ©es. Pourtant, en ouvrant les paquets, il est toujours satisfait (sauf quand on oublie de mettre des cadeaux pour Hobbes, oubli qu'il rĂ©pare en lui offrant du thon en boĂźte).

BoĂźtes en carton[modifier | modifier le code]

Calvin se sert de boĂźtes en carton pour de multiples usages. Son imagination fertile en fait un transmogrifeur (pour changer d'apparence), une machine Ă  remonter le temps, un duplicateur, ou un ethicator (qui le clone en un personnage positif). Dans une histoire Calvin utilise une boĂźte en carton pour accroĂźtre sa capacitĂ© cĂ©rĂ©brale pour l’aider Ă  rĂ©diger une rĂ©daction[42].

Chariot, luge et vélo[modifier | modifier le code]

Calvin et Hobbes ont pour habitude de dĂ©valer frĂ©quemment une colline grĂące Ă  un chariot, une luge, ou un toboggan. Ce faisant, ils s'interrogent sur la vie, la mort, la religion ou d'autres questions philosophiques. Bill Watterson affirme avoir crĂ©Ă© ces Ă©tranges situations afin de rendre ces rĂ©flexions plus attrayantes. La course du vĂ©hicule utilisĂ© et les obstacles que Calvin doit Ă©viter sont autant de mĂ©taphores des sujets Ă©voquĂ©s. GĂ©nĂ©ralement, le chariot s’écrase de façon spectaculaire. Il sert aussi de navette spatiale lorsque, rĂ©alisant que les humains ont fortement dĂ©gradĂ© la Terre, Calvin et Hobbes partent pour Mars afin d'y vivre[43]. Le bruit des mĂ©faits des humains sur la planĂšte Ă©tant parvenu aux martiens, ceux-ci se montrent hostiles aux nouveaux arrivants qui dĂ©cident de revenir sur Terre.

Le petit hĂ©ros tente aussi Ă  de multiples reprises d'apprendre Ă  faire du vĂ©lo. Sa peur de la bicyclette se reflĂšte dans plusieurs bandes oĂč l'on voit un vĂ©lo l'attaquer sauvagement. Calvin n'hĂ©site pourtant pas Ă  prendre des risques lorsqu'il dĂ©vale une colline avec son chariot. Ironiquement, plusieurs histoires montrent le pĂšre de l'enfant prendre du plaisir Ă  faire du vĂ©lo.

Créatures[modifier | modifier le code]

Les dinosaures sont le seul sujet que Calvin Ă©tudie en dehors de ceux que l'Ă©cole lui impose. Les dinosaures carnivores lui servent souvent d'alter-ego, surtout le Tyrannosaurus Rex, Susie Derkins Ă©tant souvent transformĂ©e en Diplodocus, un dinosaure herbivore chassĂ© par Calvin. Calvin remonte mĂȘme plusieurs fois dans le temps avec Hobbes oĂč ils se retrouvent nez-Ă -nez avec eux. Suite Ă  la sortie de Jurassic Park, le dessinateur a refusĂ© de reprĂ©senter ce monde prĂ©historique durant six mois pour qu'il ne souffre pas de la comparaison avec le film. La nuit, Calvin est parfois terrorisĂ© par des monstres qui vivent sous son lit et l'empĂȘchent d'en descendre. Ils sont intimidants mais peu fĂ»tĂ©s ; ils tentent d'entraĂźner Calvin sous le lit en l'amadouant avec des ruses grossiĂšres. Mais les monstres ne sont pas invulnĂ©rables : les deux amis parviennent Ă  en tuer en allumant la lumiĂšre ou mĂȘme Ă  leur faire peur. Hobbes semble Ă©galement intimidĂ© par ces monstres mais ceux-ci ne semblent guĂšre s'intĂ©resser Ă  lui.

Calvin rencontre de multiples formes de vies au cours de ses aventures spatiales en tant que Spiff le spationaute. La plupart sont d'étranges monstres, mais ne sont que la transformation par l'esprit de Calvin des personnes de son entourage[44]. Dans une histoire publiée vers la fin de la série, Calvin vend la Terre pour 50 feuilles d'arbres aliens à deux extraterrestres pour compléter son herbier.

École et devoirs[modifier | modifier le code]

Calvin dĂ©teste l'Ă©cole et se lever le matin pour s'y rendre. En classe, il est incapable de se concentrer et se montre indisciplinĂ©. Il a souvent de mauvaises notes et n’obtient que rarement de bons rĂ©sultats. Sa mĂšre doit parfois l'obliger Ă  aller en cours. En effet, Calvin juge inutile de s'y rendre : il explique souvent, en attendant le bus, pourquoi un enfant intelligent comme lui n’a pas besoin d’y aller. Si Calvin hait l'Ă©cole, c'est aussi parce que l'on y est obligĂ© d'apprendre des choses qui ne l'intĂ©ressent pas et que l’on doit se plier Ă  des rĂšgles contraignantes. En plus de cela, Calvin ne supporte pas les autres enfants de sa classe qu'il considĂšre sans intĂ©rĂȘt. De plus Moe, le caĂŻd de l'Ă©cole, a fait de Calvin son martyr favori. Pour ce qui est des devoirs de Calvin, il arrive que ce soit le tigre Hobbes qui les fasse, tandis que son ami regarde la tĂ©lĂ©vision ou lit des bandes dessinĂ©es.

Lorsque Calvin rentre de l'Ă©cole, le tigre Hobbes a pour habitude de l'attaquer en lui sautant dessus peu aprĂšs que son propriĂ©taire eut annoncĂ© son retour en ouvrant la porte. Ces Ă©pisodes s’inspirent du comportement du propre chat de Bill Watterson. Il arrive que, sachant ce qui l'attend, Calvin cherche Ă  Ă©chapper Ă  Hobbes en Ă©laborant divers stratagĂšmes.

Vie Ă  la maison[modifier | modifier le code]

Le pĂšre de Calvin se charge de lui faire la lecture avant de dormir mais celui-ci lui demande toujours de lire Homer le hamster et Galou le bougalou, un conte dont le lecteur ne connaĂźtra jamais le contenu ni n'en verra la lecture (l'album Fini de rire parle de ce roman). Dans un strip, Calvin semble apprĂ©cier ce conte essentiellement parce qu'il aime la façon dont le pĂšre prend la voix des personnages, mĂȘme si celui-ci en a assez de rĂ©pĂ©ter toujours la mĂȘme histoire. L'attitude de Calvin face au bain est paradoxale. S'il proteste quand sa mĂšre l'oblige Ă  prendre son bain, une fois qu'il y est il en profite pour jouer et en fait un moment agrĂ©able. Il se voit parfois comme un explorateur sous-marin, une crĂ©ature sous-marine ou un requin.

Quand les parents de Calvin sortent, ils font appel à Rosaline pour le garder. Calvin tente systématiquement de faire du mal à sa baby-sitter par différents stratagÚmes, par exemple, en l'enfermant toute une soirée dehors. Au retour de ses parents, Calvin est toujours sévÚrement puni, et Rosaline exige une somme colossale pour l'avoir gardé. Il arrive également que Calvin tente quelques ruses diverses pour avoir de l'argent ou des biscuits comme pour l'histoire des extraterrestres[45].

Parution des albums[modifier | modifier le code]

Liste des albums parus en anglais[modifier | modifier le code]

Liste des albums
N° Album Date de publication Collection
1 Calvin and Hobbes Avril 1987 gags parus dans les journaux du 18 novembre 1985 au 17 août 1986.
2 Something Under the Bed Is Drooling Avril 1988 Du 18 août 1986 au 22 mai 1987.
3 Yukon Ho ! Mars 1989 Du 24 mai 1987 au 21 fĂ©vrier 1988
4 Weirdos From Another Planet ! Mars 1990 Du 22 fĂ©vrier 1988 au 4 dĂ©cembre 1988
5 The Revenge of the Baby-Sat Avril 1991 Du 27 novembre 1988 au 18 octobre 1989
6 Scientific Progress Goes "Boink" Octobre 1991 Du 11 septembre 1989 au 15 juillet 1990
7 Attack of the Deranged Mutant Killer Monster Snow Goons Avril 1992 Du 11 juin 1990 au 10 avril 1991
8 The Days are Just Packed Octobre 1993 Du 11 avril 1991 au 8 novembre 1992
9 Homicidal Psycho Jungle Cat Octobre 1994 Du 2 novembre 1992 au 29 août 1993
10 There’s Treasure Everywhere Mars 1996 Du 30 aoĂ»t 1993 au 3 juin 1995
11 It’s A Magical World Octobre 1996 Du 20 mars 1995 au 31 dĂ©cembre 1995
Liste des compilations
N° Album Date de publication Autre
1 The Essential Calvin and Hobbes : A Calvin and Hobbes Treasury Septembre 1988 Compilation de Calvin and Hobbes et de Something Under the Bed is Drooling
2 The Calvin and Hobbes Lazy Sunday Book : A Collection of Sunday Calvin and Hobbes Septembre 1989 Reprend les planches du dimanche
3 The Authoritative Calvin and Hobbes : A Calvin and Hobbes Treasury Octobre 1990 Compilation de Yukon Ho ! et de Weirdos From Another Planet
4 The Indispensable Calvin with Hobbes Octobre 1992 Compilation de The Revenge of the Baby-sat et de Scientific Progress Goes "Boink"
5 The Calvin and Hobbes Tenth Anniversary Book Octobre 1995 Bandes de 1985 Ă  1995 avec commentaires de l'auteur
6 Calvin and Hobbes sunday pages 1985-1995 Septembre 2001 Catalogue de l'exposition Calvin and Hobbes: sunday pages 1985-1995 qui a eu lieu du 10 septembre 2001 au 15 janvier 2002 Ă  l'Ohio State University Cartoon Research Library.
7 The Complete Calvin and Hobbes Octobre 2005 Tous les albums en trois volumes.

Liste des albums parus en français[modifier | modifier le code]

La sĂ©rie fut d'abord publiĂ©e en français chez Hachette[46], qui sortit trois volumes entre fĂ©vrier 1988 et septembre 1989, avant de passer chez Hors Collection, qui l'a publiĂ©e de la maniĂšre suivante :

Liste des albums
N° Rang dans la
parution aux É.-U.A.
Album Date de publication Autre
1 5 Adieu, monde cruel ! Janvier 1991
2 6 En avant, tĂȘte de thon ! Janvier 1991
3 7 On est fait comme des rats ! Janvier 1992
4 8 Debout, tas de nouilles ! Janvier 1994
5 9 Fini de rire ! Janvier 1993
6 10 Allez, on se tire ! Janvier 1993
7 11 Que fait la police ? Janvier 1994
8 1 Elle est pas belle, la vie ? Janvier 1994 (premiĂšres histoires, 1/2)
9 12 On n'arrĂȘte pas le progrĂšs ! Janvier 1995
10 2 Tous aux abris ! Mai 1995 (premiĂšres histoires, 2/2)
11 3 Chou bi dou wouah ! Janvier 1996
12 4 Quelque chose bave sous le lit ! Mai 1996
13 13 Enfin seuls ! Janvier 1997
14 14 Va jouer dans le mixer ! Mai 1997
15 15 ComplĂštement surbookĂ©s ! Janvier 1998
16 16 Faites place Ă  Hyperman ! Juin 1998
17 17 La flemme du dimanche soir Janvier 1999 (Best of en couleur)
18 18 Gare au psychopathe Ă  rayures ! Juin 1999
19 19 Que de misĂšre humaine ! Janvier 2000
20 20 Il y a des trĂ©sors partout ! Janvier 2001
21 21 Je suis trop gĂ©nial ! Janvier 2002
22 22 Le monde est magique ! Janvier 2003
23 23 Y a des jours comme ça ! Janvier 2004
24 24 Cette fois, c'est fini ! Janvier 2005

Entre 2005 et 2008, les aventures de Calvin et Hobbes seront rassemblĂ©es dans une intĂ©grale de 12 tomes, Ă  raison de deux albums par volume. Cette Ă©dition suit l'ordre de parution amĂ©ricaine. En 2008, les Ă©ditions Hors Collection ont Ă©galement publiĂ© le catalogue de l'exposition de Bill Watterson qui s'est tenue aux archives de la bande dessinĂ©e Ă  l'universitĂ© d'État d'Ohio du 10 septembre 2001 au 16 janvier 2002, sous le titre Calvin et Hobbes en couleurs ! (Sunday pages). L'auteur prĂ©sente et commente des planches originales en anglais et noir et blanc, avec les pages couleurs correspondantes en français.

Intégrale
Volume Date de publication Collection
Tome 1 janvier 2006 Compilation des albums Elle est pas belle la vie ? et Tous aux abris !
Tome 2 mars 2006 Compilation de Chou bi dou wouah ! et de Quelque chose bave sous le lit !
Tome 3 septembre 2006 Compilation de Adieu, monde cruel ! et En avant, tĂȘte de thon !
Tome 4 septembre 2006 Compilation de On est fait comme des rats ! et de Debout, tas de nouilles !
Tome 5 janvier 2007 Compilation de Fini de rire ! et de Allez, on se tire !
Tome 6 janvier 2007 Compilation de Que fait la police ? et de On n'arrĂȘte pas le progrĂšs !
Tome 7 mai 2007 Compilation de Enfin seuls ! et de Va jouer dans le mixer !
Tome 8 mai 2007 Compilation de ComplĂštement surbookĂ©s ! et de Faites place Ă  Hyperman !
Tome 9 janvier 2008 Compilation de Gare au psychopathe Ă  rayures ! et de Que de misĂšre humaine !
Tome 10 janvier 2008 Compilation de Il y a des trĂ©sors partout ! et de Je suis trop gĂ©nial !
Tome 11 septembre 2008 Compilation de Le monde est magique ! et de Y a des jours comme ça !
Tome 12 septembre 2008 Compilation de La flemme du dimanche soir et de Cette fois, c'est fini !

Notes et références[modifier | modifier le code]

Dans le récit Peur de Jef Loeb et Tim Sale (un arc narratif de la saga Batman), Hobbes apparaßt lors d'un bal costumé donné par Bruce Wayne dans son manoir.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Bill Watterson, Calvin and Hobbes: The Tenth Anniversary Book.
  • Bill Watterson, The Complete Calvin and Hobbes.
  • (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1989), Adieu, monde cruel !, Ă©d. Hors Collection, 1991 (ISBN 2-7242-5871-1), t. 1.
  • (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1989), En avant, tĂȘte de thon !, Ă©d. Hors Collection, 1991 (ISBN 2-258-03438-8), t. 2.
  • (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1990), On est fait comme des rats !, Ă©d. Hors Collection, 1992 (ISBN 2-258-03486-8), t. 3.
  • (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1987), Elle est pas belle, la vie ?, Ă©d. Hors Collection, 1994 (ISBN 2-258-03432-9), t. 8.

Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Calvin and Hobbes Â» (voir la liste des auteurs)

  1. ↑ (en) Calvin and Hobbes Trivia. VisitĂ© le 12 mai 2007.
  2. ↑ (en) Andrews McMeel Press Release. VisitĂ© le 5 mars 2006.
  3. ↑ (en) Bill Watterson at Kenyon College!.
  4. ↑ (en) Neely Tucker, The Tiger Strikes Again, Washington Post, 4 octobre 2005.
  5. ↑ (en) Andrew Christie, An Interview With Bill Watterson: The creator of Calvin and Hobbes on cartooning, syndicates, Garfield, Charles Schulz, and editors, Honk magazine, janvier 1987.
  6. ↑ (en) NCS Reuben Award winners (1975–present). National Cartoonists Society. VisitĂ© le 12 juillet 2005.
  7. ↑ http://www.liberation.fr/livres/2013/12/11/calin-et-hobbes_965801.
  8. ↑ (en) Andrews McMeel Press Release. VisitĂ© le 3 juin 2006.
  9. ↑ (en) Newspaper cutout of the last Calvin and Hobbes strip. CNN. VisitĂ© le 19 mars 2006.
  10. ↑ (en) Andrew Christie. An Interview With Bill Watterson : The creator of Calvin and Hobbes on cartooning, syndicates, Garfield, Charles Schulz, and editors, Honk magazine, janvier 1987.
  11. ↑ (en) Calvin and Hobbes Sunday Pages 1985 - 1995. Andrews McMeel. 2001. (ISBN 0-7407-2135-6).
  12. ↑ (en) Calvin and Hobbes Creator Draws On the Simple Life. Paul Dean. Los Angeles Times. 26 mai 1987.
  13. ↑ (en) A Concise Guide To All Legitimate (and some not-so-legitimate) Merchandise. VisitĂ© le 16 mars 2006.
  14. ↑ « Actually, I wasn't against all merchandising when I started the strip, but each product I considered seemed to violate the spirit of the strip, contradict its message, and take me away from the work I loved. If my syndicate had let it go at that, the decision would have taken maybe 30 seconds of my life. Â» issu de Fans From Around the World Interview Bill Watterson.Andrews McMeel. 2005.
  15. ↑ T'ar ta lacrĂšm Ă  la rĂ©crem, FrĂ©mion. Fluide glacial no 374. aoĂ»t 2007.
  16. ↑ (en) Watterson and Walker Differ On Comics : "Calvin and Hobbes" creator criticizes today's cartooning while "Beetle Bailey"/"Hi and Lois" creator defends it at meeting. Editor and Publisher. David Astor. p. 78. 4 novembre 1989.
  17. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 24.
  18. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 28.
  19. ↑ En avant, tĂȘte de thon !, p. 22.
  20. ↑ En avant, tĂȘte de thon !, p. 13.
  21. ↑ Fini de rire !, p. 15.
  22. ↑ On est fait comme des rats !, p. 10-15.
  23. ↑ (en) Gene Williams, Watterson : Calvin's other alter ego, Cleveland Plain Dealer, 1987 : « Calvin is pretty easy to do because he is outgoing and rambunctious and there's not much of a filter between his brain and his mouth. Â».
  24. ↑ On est fait comme des rats !, p. 23.
  25. ↑ DouĂ©, surdouĂ©, prĂ©coce, 
 Ă  haut potentiel ? mieux-etre.org.
  26. ↑ (en) Andrew Christie, An Interview With Bill Watterson : The creator of Calvin and Hobbes on cartooning, syndicates, Garfield, Charles Schulz, and editors, Honk Magazine, janvier 1987 : When « Hobbes is a stuffed toy in one panel and alive in the next, I'm juxtaposing the "grown-up" version of reality with Calvin's version, and inviting the reader to decide which is truer Â». Voir aussi : « But the strip doesn't assert that. That's the assumption that adults make because nobody else sees him, sees Hobbes, in the way that Calvin does. Some reporter was writing a story on imaginary friends and they asked me for a comment, and I didn't do it because I really have absolutely no knowledge about imaginary friends. It would seem to me, though, that when you make up a friend for yourself, you would have somebody to agree with you, not to argue with you. So Hobbes is more real than I suspect any kid would dream up. Â».
  27. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 16.
  28. ↑ (en) Bill Watterson, Tenth Anniversary Book : « a dim view of human nature Â».
  29. ↑ (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1987), Tous aux abris !, Ă©d. Hors Collection, 1995 (ISBN (ISBN 2-258-03941-X[Ă  vĂ©rifier : ISBN invalide]), t. 10, p. 10.
  30. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 43.
  31. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 3.
  32. ↑ (en) « because as far as the strip is concerned, they are important only as Calvin's mom and dad Â». Bill Watterson.
  33. ↑ Bill Watterson, Tenth Anniversary Book.
  34. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 39-43.
  35. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 33.
  36. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 9, 41-42.
  37. ↑ On est fait comme des rats !, p. 5.
  38. ↑ (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1987), Tous aux abris !, Ă©d. Hors Collection, 1995 (ISBN (ISBN 2-258-03941-X[Ă  vĂ©rifier : ISBN invalide]), t. 10, p. 52-53.
  39. ↑ Elle est pas belle la vie ?, p. 36 : parole de Calvin au sujet de Moe : « Ne jamais contredire Â».
  40. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 37.
  41. ↑ (en) Bill Watterson, Tenth Anniversary Book, People have asked how to play Calvinball. It's pretty simple: you make up the rules as you go..
  42. ↑ Bill Watterson, Calvin et Hobbes : Il y a des trĂ©sors partout, Éditions Hors Collection, p. 37-42.
  43. ↑ (fr) Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1990), Debout, tas de nouilles !, Ă©d. Hors Collection, 1992 (ISBN 2-258-03487-6), t. 4, p. 30-35.
  44. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 22.
  45. ↑ http://www.gocomics.com/calvinandhobbes/2010/05/25/.
  46. ↑ http://www.bedetheque.com/serie-566-BD-Calvin-et-Hobbes__2.html#40269.

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