Calvin et Hobbes

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Calvin et Hobbes
SĂ©rie
Image illustrative de l'article Calvin et Hobbes

Auteur Bill Watterson
Genre(s) Comic strip

Personnages principaux Calvin
Hobbes

Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue originale Anglais américain
Titre original Calvin and Hobbes
Éditeur Warner Books
Nb. d’albums 24

Calvin et Hobbes (Calvin and Hobbes) est une bande dessinĂ©e amĂ©ricaine (ou comic strip) Ă©crite et illustrĂ©e par Bill Watterson, qui met en scène les aventures humoristiques de Calvin, un enfant imaginatif de six ans, et de Hobbes, son tigre en peluche sarcastique. Par ironie, les noms des deux personnages sont tirĂ©s du nom de deux penseurs aux philosophies radicalement diffĂ©rentes : le thĂ©ologien Jean Calvin et le matĂ©rialiste Thomas Hobbes[1].

CrĂ©Ă©e le 18 novembre 1985, la sĂ©rie s'est terminĂ©e le 31 dĂ©cembre 1995, après dix ans de parutions Ă  raison d'une bande par jour, et d'une planche hebdomadaire en couleur. Elle a, durant cette pĂ©riode, connu un succès fulgurant, et Ă©tĂ© publiĂ©e par plus de 2 400 journaux de par le monde. Ă€ ce jour, plus de trente millions d'albums ont Ă©tĂ© imprimĂ©s, et Calvin et Hobbes sont devenus une nouvelle rĂ©fĂ©rence de la culture populaire.

La série se déroule quelque part dans le Midwest des États-Unis à la périphérie d'une banlieue, un endroit probablement inspiré de la maison d'enfance de Watterson à Chagrin Falls dans l'Ohio. Calvin et Hobbes apparaissent dans la plupart des strips, très peu étant focalisés uniquement sur les autres membres de l'entourage de Calvin. La série décrit le quotidien de Calvin, enfant plutôt solitaire et très imaginatif, du double point de vue de Calvin lui-même et de son environnement, le comique naissant souvent de la différence de vision entre les protagonistes. Aux yeux de Calvin, sa peluche, Hobbes, est une sorte de tigre anthropomorphe doué de parole et d'une personnalité propre alors que tous les autres personnages le voient comme un simple jouet. La série joue souvent sur cette double nature de Hobbes et l'ambiguïté n'est volontairement jamais levée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Exemple de disposition des cases d'une planche de bande dessinée afin de tenir sur la moitié d'une page de périodique.

Bill Watterson commence à dessiner à ses moments perdus durant la période où il travaille comme publicitaire, un travail qu'il déteste[2]. Il expérimente plusieurs idées que les éditeurs rejettent. Toutefois il reçoit une réponse positive du United Feature Syndicate à des dessins mettant en scène un enfant et un tigre imaginaire. Le dessinateur s'engage alors dans ce sujet[3] mais United Feature Syndicate rejette ses nouveaux dessins et il essuie par la suite plusieurs réponses négatives. Finalement, c'est le Universal Press Syndicate qui accepte d'aider Bill Watterson[4].

C'est dans un journal américain que Calvin et Hobbes est publié pour la première fois, le . Très vite la série connaît le succès. Début 1986, 130 journaux publient la série contre 350 à la fin de cette même année. Dans la foulée, l'auteur remporte également un Reuben Award par la National Cartoonists Society[5], devenant le plus jeune lauréat de ce prix. En 1988, il en gagne un second tandis que la série est diffusée sur 600 supports.

En 1991, 1800 journaux publient la sĂ©rie et celle-ci reçoit un premier prix au festival de Barcelone. C'est aussi cette annĂ©e-lĂ  que la sĂ©rie commence Ă  ĂŞtre Ă©ditĂ©e intĂ©gralement en France. En 1992, alors que la sĂ©rie n'est Ă©ditĂ©e en France que depuis un an, l'album En avant tĂŞte de thon reçoit l'Alph'Art du meilleur album Ă©tranger au Festival international de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂŞme. En mĂŞme temps, il est une troisième fois nommĂ© pour un Reuben Award. De mai 1991 Ă  fĂ©vrier 1992, puis d'avril Ă  dĂ©cembre 1994, Watterson dĂ©cide de s'accorder quelques mois sabbatiques. Durant ces pĂ©riodes, de nombreux journaux republient des gags des premières annĂ©es de la sĂ©rie. Au retour de son premier congĂ©, Watterson impose aux journaux une publication Ă  l'italienne des planches du dimanche pour renouer avec une pratique disparue qui laissait beaucoup plus de place Ă  chaque sĂ©rie. Ce format s'applique aussi aux albums Ă  partir de The Days Are Just Packed. Ces contraintes n'empĂŞchent pas la diffusion de la sĂ©rie puisque 2 200 journaux la diffusent en 1993.

En tout, la sĂ©rie fut diffusĂ©e dans 2 400 journaux Ă  travers le monde, traduite dans une quarantaine de langues, et vendue Ă  près de trente millions d'albums, dont plus de deux millions et demi en France[6]. En 1995, Bill Watterson annonce, dans une lettre Ă  ses Ă©diteurs, la fin de la sĂ©rie Ă  la fin de l'annĂ©e. Il considĂ©rait en effet qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait dans les contraintes de temps et d’espace qu'impose une diffusion dans la presse quotidienne et qu'il Ă©tait temps pour lui de s'arrĂŞter.

Calvin et Hobbes prend ainsi fin le [7], avec la parution de la 3 160e et dernière planche dans le Washington Post. Celle-ci dĂ©peint Calvin et Hobbes Ă©merveillĂ©s par le spectacle d'un paysage fraĂ®chement recouvert par la neige : « C'est un monde magique, vieux frère !… Â». La dernière case montre Calvin et Hobbes descendant en luge une colline et Calvin s'exclamant «… allons l'explorer ! Â» [8].

Des albums inédits parurent en France jusqu'en 2005.

Style et influences[modifier | modifier le code]

Exposition « Ă€ la Recherche de Calvin et Hobbes Â» d'Ĺ“uvres et de matĂ©riel de dessin de Watterson, en 2015.

Calvin et Hobbes se caractérise surtout par l'humour, une critique sociale et politique, appuyés par divers personnages. Ce style de bande dessinée existait déjà auparavant avec Peanuts de Charles Monroe Schulz, Skippy de Percy Crosby, Bloom Country de Berkeley Breathed, Krazy Kat de George Herriman et Mafalda de Quino. Les racines de l'usage de la bande dessinée humoristique comme critique sociopolitique par Watterson proviennent de Pogo, de Walt Kelly. Schulz et Kelly en particulier ont influencé le regard de l'auteur sur les bandes dessinées[9]. Les éléments distinctifs du style de Watterson se font dans la diversité des personnages et parfois l'exagération des expressions (surtout lorsqu’il s’agit de Calvin), l'imagination élaborée et étrange de Calvin, et l'usage fréquent de blagues visuelles et de métaphores. Dans les dernières années de la série, Watterson s'est exprimé avec plus de liberté, avec des histoires sans dialogues et un plus grand usage du blanc, car il disposait de plus d'espace pour ses histoires. L'auteur a également choisi de ne pas montrer certains éléments de l’univers de Calvin et Hobbes en n'y faisant qu'allusion, faisant ainsi appel à l'imagination du lecteur. Watterson travaille d'abord avec un simple crayon à dessin (bien que la planche dominicale requît un travail plus long), puis une brosse et de l'encre de Chine pour compléter le dessin. Il portait une grande attention à l'usage des couleurs, mettant parfois beaucoup de temps à choisir les bonnes couleurs à utiliser pour l’histoire publiée le dimanche[10].

Dans l'ordre original de publication des strips, l'environnement de Calvin correspondait avec celui de l'hémisphère nord. Calvin joue dans la neige dans les strips publiés l'hiver, et est en grandes vacances pendant l'été. Les strips de Noël et d'Halloween étaient également dessinés pendant cette période de l'année. Bien que la série dépeigne de nombreuses années scolaires et divers séjours de vacances, et que les personnages semblent conscients de ces années écoulées, Calvin ne vieillit jamais et n'apparait jamais célébrant son anniversaire (le seul anniversaire vu dans la série est celui de Susie Derkins). Il participe également à de nombreux réveillons de Noël. Calvin reste éternellement âgé de six ans. Ce genre de distorsion temporelle est très fréquent dans l'univers de la bande dessinée, comme dans les Peanuts où l'âge des personnages n'évolue quasiment pas. Ironiquement, dans un des premiers strips, le père de Calvin remarque que son fils pense qu'il aura toujours six ans.

Marketing[modifier | modifier le code]

Vue humoristique de la série mettant en scène les vrais Calvin et Hobbes.

Malgré le succès de la série et les récompenses qui ont suivi, Watterson a toujours préféré rester discret et a opté pour un refus strict de tout marchandisage afin de préserver l'intégrité de ses idées, de son univers et de sa série[11]. Quelques exceptions plus ou moins légales existent cependant[12]. La série reste donc relativement peu commercialisée, Watterson estimant qu'il est du devoir de l'artiste de protéger sa création. En 2005, il déclare qu'il n'était pas forcément hostile au marchandisage au début de la série, mais que chaque produit dérivé lui semblait en contradiction avec l'esprit de la série et avec le message qu'il voulait véhiculer[13].

En dehors des livres, de deux calendriers (1988-1989 et 1989-1990), d'un livre Teaching with Calvin and Hobbes et d'un T-shirt, aucun autre produit dĂ©rivĂ© sur la sĂ©rie n'est thĂ©oriquement autorisĂ©. Watterson refuse Ă©galement de vendre ses originaux. Ce choix lui a souvent causĂ© de nombreux dĂ©saccords avec son agence de presse et avec les journaux qui le publient. Ainsi, dès 1988, avec le succès fortement croissant de Calvin et Hobbes, Bill Watterson doit lutter avec son Ă©diteur qui veut lui imposer des produits dĂ©rivĂ©s. En effet, le droit d'auteur amĂ©ricain est favorable Ă  celui qui finance la crĂ©ation. Le contrat signĂ© par Watterson en 1985 l'oblige Ă  cĂ©der tous ses droits Ă  l'agence de presse Universal Press Syndicate. Après de nombreuses oppositions, l'auteur rĂ©cupère les droits de ses personnages vers 1990 et peut ainsi mettre un terme Ă  toutes les propositions de produits dĂ©rivĂ©s qui lui Ă©taient faites. De mĂŞme, Watterson a longtemps refusĂ© toute exposition : il rejette les festivals, les signatures, les expos (une en 2001), les interviews, les photos. Un gros volume, Parabens, Calvin and Hobbes, apparaĂ®t en 1995 oĂą il s'explique. En 2014, il accepte une exposition organisĂ©e par le Billy Ireland Cartoon Library Museum (Colombus, Ohio, USA), qui prĂ©sente une sĂ©lection d'originaux qu'il a donnĂ©s Ă  ce musĂ©e. Cette exposition est montrĂ©e au 42e festival international de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂŞme en 2015, après que son Ĺ“uvre ait reçu le grand prix 2014 ; selon la tradition, il est l'auteur de l'affiche du festival 2015. Le catalogue de l'exposition[14] contient un entretien original dans lequel il parle librement de son travail. Depuis la fin de la sĂ©rie, des rumeurs de films d'animation circulent rĂ©gulièrement mais rien ne prouve leur vĂ©racitĂ©. En 1989, Watterson rĂ©flĂ©chissait dĂ©jĂ  Ă  la question, mais le projet n'a jamais abouti.

Critiques[modifier | modifier le code]

Critiques sociales[modifier | modifier le code]

Watterson profite aussi de la série pour critiquer la société américaine et occidentale. À de rares exceptions près, la série évite les références à de quelconques personnalités ou évènements contemporains pour mieux généraliser. Watterson exprime ses frustrations sur la société de consommation, la décadence et l'apathie du public, sa sujétion aux médias de masse. Calvin est souvent vu rivé devant la télévision, où il se laisse fortement influencer par les messages publicitaires et les images de sexe et de violence qu'elle diffuse, alors que son père, qui exprime fréquemment l'avis de l'auteur, s'acharne à tenter de faire passer ses valeurs à son fils. Bien que la série ne fasse allusion à aucune personnalité politique ni à aucun évènement précis, elle ouvre souvent la réflexion sur des questions sociales, comme l'écologisme ou les méfaits de la société de consommation[15]. Les faiblesses des sondages d'opinion sont aussi régulièrement soulignées dans les bandes où Calvin annonce à son père les résultats de sondages réalisés auprès des enfants de six ans de la maison au sujet des actions de son père, et traitant la position du père comme celle d'un élu politique.

Hobbes exprime aussi son avis sur les attitudes dĂ©solantes de Calvin, mais d'une manière plus cynique ; il est plus souvent vu en train de porter des observations sarcastiques que d'intervenir directement. Parfois, il se contente mĂŞme simplement d'Ă©couter Calvin faire le point lui-mĂŞme, quitte Ă  lever les yeux au ciel pour exprimer sa dĂ©sapprobation[16]. Par exemple, Ă  un moment, Calvin demande Ă  Hobbes s'il a dĂ©jĂ  lu des histoires de science-fiction oĂą des machines transforment les humains en zombies esclaves. Hobbes fait un commentaire sur l'ironie d'une situation effrayante oĂą des machines commanderaient les hommes et non l'inverse lorsque Calvin approuve puis s'exclame : « HĂ© ! Quelle heure est-il ? Mon Ă©mission va commencer ! Â» et fonce immĂ©diatement Ă  la maison regarder la tĂ©lĂ©vision, laissant Hobbes contempler l'ironie de la situation, une fois de plus.

Les relations avec les autres personnes étant difficiles, Calvin ne semble avoir de la sympathie que pour les animaux (et — parfois — ses parents). Il envie Hobbes de ne pas être humain, reprochant à ses congénères leur égoïsme, leur violence, leur irrespect[17]. Il regrette aussi parfois sa propre apparence qui ne le munit ni de griffes rétractiles, ni de crocs, ni de vision nocturne, ou d'autres facultés animales, ce qui le fait envier Hobbes. Il prend alors fréquemment, au détour de ses aventures et de son imagination, des formes de dinosaure, de hibou, de baleine[18], de monstre poilu[19]. Ces formes lui permettent parfois de profiter de capacités diverses, comme lorsqu'un aspect de pieuvre lui permet d'éclabousser d'un jet d'encre sa camarade de classe[20]. Son amour des animaux et de la nature accentue le côté misanthrope de Calvin, blessé par le vandalisme humain dont ils sont victimes. Il décide ainsi, dans une aventure, de quitter son statut d'homme pour devenir un tigre aux côtés de Hobbes[21].

Critiques de l'art[modifier | modifier le code]

Watterson se sert de son Ĺ“uvre pour critiquer le monde de l'art, Ă  travers la mise en forme par Calvin de bonshommes de neige difformes, de graffitis sur le pavĂ©, de sculptures en pâte Ă  modeler, etc. Quand mademoiselle Wormwood se plaint qu'il perde son temps en classe Ă  faire d'incomprĂ©hensibles dessins, Calvin dĂ©clare appartenir Ă  l'avant-garde. Il commence Ă  explorer la neige comme moyen d'expression lorsqu'un coup de chaud provoque la fonte d'un bonhomme de neige qu’il avait crĂ©Ă©. Sa crĂ©ation suivante parle de « l'horreur de notre mortalitĂ©, invitant le spectateur Ă  contempler l’évanescence de la vie Â», dans la veine de l’EcclĂ©siaste. Au cours des ans, les crĂ©ations de Calvin se diversifient.

Watterson attaque aussi bien l'aspect commercial de l'art que ceux qui prĂ©tendent y Ă©chapper. En plus des critiques sur l'art, Watterson utilise parfois ses dessins pour commenter la culture et la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaines. La sĂ©rie Ă©vite toute rĂ©fĂ©rence Ă  un personnage ou Ă  un Ă©vènement rĂ©cents et n’apporte que des commentaires gĂ©nĂ©raux. Il exprime sa frustration devant la dĂ©cadence et l'apathie publiques, le commercialisme, et la tĂ©lĂ©vision. Ainsi, Calvin est souvent scotchĂ© devant le poste de tĂ©lĂ©vision, tandis que son père, exprimant alors les propres sentiments de l’auteur, tente de lui inculquer ses propres valeurs. Mais parfois, c'est Calvin lui-mĂŞme qui sert de porte-parole Ă  Watterson. Ă€ de nombreuses reprises, Watterson dessine ses strips en utilisant des distorsions visuelles : couleurs inversĂ©es, nĂ©o-cubisme. Seul Calvin perçoit ces altĂ©rations, ce qui illustre sa propre vision instable du monde.

Dans le Tenth Anniversary Book, Watterson explique que ces strips sont des métaphores de ses propres expériences, illustrant, par exemple, les conflits avec ses éditeurs quant à la mise en forme des strips de la série. Par exemple, dans un strip où les couleurs des dessins sont inversées, le père de Calvin lui reproche de voir tout en noir et blanc, ce à quoi Calvin rétorque que parfois c'est le cas - une réplique utilisée par Watterson lui-même.

Personnages[modifier | modifier le code]

Calvin[modifier | modifier le code]

Jean Calvin.

Le hĂ©ros principal tire son nom du thĂ©ologien Jean Calvin, fondateur du calvinisme, qui croyait en la prĂ©destination. Impulsif, peu obĂ©issant, Ă©nergique, curieux et intelligent, c'est un petit garçon de six ans comme tant d'autres - gĂ©nĂ©ralement vĂŞtu d'un pull rouge aux rayures noires, d'un jean noir (qui s'avère ĂŞtre un short, ses jambes Ă©tant Ă©tonnamment courtes), et de baskets magenta - qui voit dans la vie quotidienne une source inĂ©puisable d'imagination. Cependant il possède deux caractĂ©ristiques curieuses et amusantes : tout d'abord, il n'y a pas de censure entre ses pensĂ©es et ses paroles[22] ; ensuite, ses paroles ont parfois la profondeur de celles d'un adulte et mĂŞme plus encore. C'est aussi un grand lecteur de comics et de pulps et un assoiffĂ© de connaissances. Il est passionnĂ© de chewing-gum et est abonnĂ© Ă  Chewing, un magazine spĂ©cialisĂ©. Une de ses passions encore plus dĂ©vorante est la palĂ©ontologie, et notamment les dinosaures. Calvin voue un vĂ©ritable culte Ă  la tĂ©lĂ©vision, allant jusqu'Ă  lui faire des offrandes, et se laisse facilement manipuler par elle. Calvin est un peu Ă©gocentrique, mais il se prĂ©occupe beaucoup des animaux et, misanthrope, prĂ©fère leur compagnie Ă  celle des humains. Calvin est Ă©galement un macho convaincu, mĂ©prisant voir rejetant le genre fĂ©minin, Ă  l'exception de sa mère Ă  qui il doit un minimum de respect. Comme son Ă©ponyme Jean Calvin, Calvin croit en la prĂ©destination. Le personnage explique ainsi que ses actes Ă©chappent Ă  son contrĂ´le et qu'il est le produit de son environnement, une victime des circonstances[23]. Il se prĂ©tend ĂŞtre le plus grand gĂ©nie que l'humanitĂ© ait connu, n'hĂ©sitant pas Ă  se comparer Ă  Albert Einstein et restant convaincu que le monde reconnaĂ®tra son intelligence supĂ©rieure un jour, et tente d'inventer des machines surpuissantes Ă  partir de boĂ®tes en carton. Bien que prĂ©tentieux, Calvin prĂ©sente nĂ©anmoins plusieurs caractĂ©ristiques d'un enfant surdouĂ© : forte curiositĂ©, grande imagination, vocabulaire très riche, comportement solitaire, idĂ©alisme fort, Ă©chec scolaire[24]…

DotĂ© d'une imagination dĂ©bordante, Calvin aime voguer dans ses rĂŞves oĂą il vit diverses aventures. Parfois Calvin vit ses aventures fantastiques en compagnie de Hobbes, dans ce cas l'imaginaire se poursuit souvent sur plusieurs strips. Ă€ la manière de Little Nemo, le passage de la rĂ©alitĂ© Ă  l'onirique est souvent rude ; la dernière case du strip montre gĂ©nĂ©ralement soit ce qui se passe vraiment dans la rĂ©alitĂ© soit ce qui se passe dans la tĂŞte de Calvin. Calvin possède trois personnalitĂ©s qui reviennent rĂ©gulièrement dans ses Ă©vasions. En tant que Spiff le spationaute (« Spaceman Spiff Â»), il explore seul les confins de l'Univers dans une soucoupe volante. Dans cet univers, Calvin porte des lunettes. Son engin est Ă©quipĂ© de nombreuses armes, dĂ©tecteurs, et de moyens de propulsion variĂ©s. Il fait face Ă  un univers cruel, peuplĂ© de crĂ©atures repoussantes qui ne sont en fait que des personnes de l'entourage de Calvin, transformĂ©es en extraterrestres par son esprit fertile. Le personnage de Spiff est antĂ©rieur Ă  Calvin, car Watterson l'a conçu durant ses cours d'allemand alors qu'il Ă©tait au lycĂ©e. Spaceman Spiff s'appelait alors Raumfahrer Rolf. Au lycĂ©e, le dessinateur le renomme Spaceman Mort. C'est Ă  la fin de ses Ă©tudes au lycĂ©e que le personnage acquiert son nom dĂ©finitif : Spaceman Spiff. Moustachu comme Charlie Chaplin, Spiff explorait l'espace dans un dirigeable avec son ami Fargle. RejetĂ© par les Ă©diteurs, le personnage trouve sa place comme avatar de Calvin. Après plusieurs albums, Watterson trouve que les monstres affrontant Spiff ne sont pas assez dĂ©veloppĂ©s. Ainsi les paysages des mondes visitĂ©s par l'aventurier se fondent sur ceux du sud de l'Utah, comme dans la bande dessinĂ©e Krazy Kat. Peu Ă  peu les monstres sont dessinĂ©s avec plus de dĂ©tails. Watterson lui-mĂŞme a dĂ©crit Spiff comme Ă©tant une caricature de Flash Gordon. Il semble aussi qu’il soit un pastiche de Star Trek et de Star Wars. Autre personnage favori de Calvin, Hyperman (« Stupendous Man Â») est un super-hĂ©ros qui se vĂŞt d'un dĂ©guisement cousu par sa mère. Calvin utilise souvent ce personnage pour Ă©chapper Ă  des devoirs ou lutter contre d'autres personnages (tous du sexe fĂ©minin), Ă  qui il donne des surnoms de mĂ©chants. On retrouve ainsi "Baby-Sitter Woman" (Rosaline), "Stupid Girl" (Susie Derkins), le "Crabe Prof" (Mrs Wormwood) ainsi que celle qu'il appelle son ennemie jurĂ©e : "Miss Maman" (sa mère). Il ne se rend pas compte que son costume ne cache pas son identitĂ©, et se trouve surpris lorsqu'on le punit pour des actes qu'il prĂ©tend ne pas avoir commis. Bien qu'il ne connaisse que des Ă©checs, le super-hĂ©ros prĂ©tend avoir malgrĂ© tout remportĂ© une victoire morale. Ce personnage est une parodie des super-hĂ©ros comme Superman. Il s'agit de la seule des trois personnalitĂ©s avec laquelle Hobbes intervient, mĂŞme si celui-ci ne semble pas se prendre autant au jeu.

Troisième personnage important, Balle Traçante (« Tracer Bullet Â»), un dĂ©tective privĂ© inspirĂ© des films noirs et des stĂ©rĂ©otypes sur les dĂ©tectives comme Philip Marlowe. Calvin l'utilise lorsqu'il recherche des rĂ©ponses, par exemple celle d'un problème de mathĂ©matiques. Calvin porte alors un impermĂ©able et un chapeau qui lui cache une partie du visage ; il fume, boit et utilise de longues phrases remplies de figures de style pour raconter son enquĂŞte. Dans ces histoires, le dessin prend un style rappelant un peu celui de Sin City, marquĂ© par de forts contrastes. Bill Watterson a dessinĂ© peu d'histoires avec Balle Traçante, car cela lui prenait beaucoup de temps pour dessiner dans ce style.

En plus de ces avatars, Calvin aime aussi se transformer en dinosaure (gĂ©nĂ©ralement un tyrannosaure) ; mais il peut Ă©galement s'imaginer sous de nombreuses formes : animal, volcan, planète, arme nuclĂ©aire, etc.

Hobbes[modifier | modifier le code]

Thomas Hobbes.

Du point de vue d'une tierce personne, Hobbes n'est que le tigre en peluche de Calvin. Mais lorsque la perspective bascule du cĂ´tĂ© de Calvin, il devient un vĂ©ritable tigre anthropomorphisĂ© et douĂ© de la parole, qui accompagne Calvin au cours de ses aventures et de ses bĂŞtises, prenant Ă©galement le rĂ´le de « conscience sage ou raisonnable Â» de Calvin. Il s'agit d'une dichotomie que Watterson explique ainsi : « Lorsque Hobbes est une simple peluche dans une case et vivant dans la suivante, je juxtapose la version de la rĂ©alitĂ© des adultes avec celle de Calvin, et invite le lecteur Ă  dĂ©cider de celui qui a raison. Â»[25]. En effet, l'intangibilitĂ© de Hobbes reste toujours incertaine : par exemple, lorsqu'il bondit sur Calvin et le laisse dĂ©braillĂ©, ses parents se demandent comment Calvin arrive Ă  se faire cela tout seul. Dans un autre strip, Hobbes suspend Calvin par l'arrière du pantalon Ă  la branche d'un arbre. Dans un des tout premiers strips, Calvin affirme mĂŞme que Hobbes a mangĂ© un de ses camarades de classe (ce que Hobbes confirme)[26] mais personne d'autre n'y fait rĂ©fĂ©rence, et il est plus probable d'attribuer cela Ă  l'imagination de Calvin.

Il tire son nom du philosophe Thomas Hobbes, dont la pensĂ©e Ă©tait pessimiste, et qui, selon Watterson, avait une faible estime de la nature humaine[27]. Hobbes est plus rationnel et plus conscient que Calvin des consĂ©quences de leurs actes mais interfère rarement dans les bĂŞtises de Calvin en dehors de lui donner des avertissements ambigus. Après les faits, Calvin est le seul Ă  en subir les consĂ©quences. Autre point de divergence, Hobbes prĂ©fère mener une vie plus simple et moins ambitieuse que celle Ă  laquelle Calvin aspire. Au contraire de Calvin, Hobbes n'a aucune soif de pouvoir ou de reconnaissance : dans un strip, lorsque Calvin lui demande son vĹ“u le plus cher, Hobbes rĂ©pond un « grand champ ensoleillĂ© Â» avant de s'endormir dans le champ oĂą ils se trouvent[28]. Il utilise aussi un ton sarcastique lorsque Calvin se montre hypocrite au sujet de sa vision sur lui et le monde. Calvin et Hobbes sont amis, mais se disputent rĂ©gulièrement, et parfois se battent. Hobbes a aussi l'habitude de s'amuser Ă  filer et Ă  bondir sur Calvin comme un tigre sur une proie, notamment lorsque Calvin rentre de l'Ă©cole. Il appelle rarement Calvin par son prĂ©nom, utilisant des pronoms Ă  la place. C'est un artiste enthousiaste, quoique sans talent particulier. Il lui arrive de faire les devoirs de Calvin ou de l'aider, mĂŞme s'il n'est guère meilleur que lui. Il aime lire les bandes dessinĂ©es, mais Calvin refuse de lui prĂŞter celles de sa collection, et il adore le thon. Il est aussi très fier d'ĂŞtre un fĂ©lin et fait souvent des commentaires dĂ©sobligeants sur le genre humain. Hobbes s'intĂ©resse aux filles et insinue qu'il a une certaine expĂ©rience dans le domaine amoureux, alors que Calvin n'y entend rien[29].

Le premier strip de la sĂ©rie montre comment Calvin a capturĂ© Hobbes en l'appâtant avec un sandwich au thon[30]. Ă€ l'Ă©poque, Watterson pensait qu'il Ă©tait important d'expliquer comment ils se sont rencontrĂ©s, mais dans le Tenth Anniversary Book il explique avoir changĂ© d'opinion, avançant que cela n'Ă©tait pas nĂ©cessaire. Un strip oĂą Calvin parle de ses trois premières annĂ©es vient d'ailleurs infirmer cette première rencontre en semblant admettre que Hobbes connait Calvin depuis qu'il est bĂ©bĂ©. L'apparence de Hobbes change au cours de la sĂ©rie : au dĂ©but, il Ă©tait petit et les poils de sa fourrure n'Ă©taient pas dessinĂ©s avec dĂ©tail, ses yeux Ă©taient ronds et ses pattes dotĂ©es de coussinets. Par la suite, sa fourrure devient plus dĂ©taillĂ©e, ses yeux ovales et les coussinets sont moins visibles.

Parents[modifier | modifier le code]

Les parents de Calvin appartiennent à la classe moyenne américaine et ont un caractère relativement terre-à-terre et sensé, ce qui les fait régulièrement entrer en conflit avec Calvin, d'autant plus que celui-ci met très souvent la maison sens dessus dessous, notamment lorsqu'il vit ses aventures imaginaires. Au début de la série, Watterson a déclaré que certains fans étaient énervés de l'opinion des parents sur Calvin (le père rappelle parfois qu'il voulait un chien). Malgré ce genre de réflexions, certains strips laissent place à la tendresse entre Calvin et ses parents.

Dans toute la sĂ©rie, les parents de Calvin ne sont jamais dĂ©signĂ©s par leurs prĂ©noms. Leur nom de famille n'est pas connu non plus. Ils ne sont identifiĂ©s que comme « Maman Â» et « Papa Â» et s'appellent « chĂ©ri(e) Â» entre eux. Watterson explique cette dĂ©cision par le fait qu'ils ne sont importants que parce qu'ils sont les parents de Calvin[31]. Ce choix s'avĂ©ra problĂ©matique lorsque l'oncle Max de Calvin apparait une semaine dans la sĂ©rie et ne peut se rĂ©fĂ©rer aux parents par leur prĂ©nom.

Le père
Homme proche de la quarantaine, plutôt insensible aux extravagances de son fils. Son travail exact n'est pas connu dans le série, mais dans le Tenth Anniversary Book, Watterson confirme qu'il est homme de loi, spécifiquement dans le domaine de propriété industrielle. Il n'aime pas trop son travail, mais quand il en parle, il se rend vite compte qu'il lui permet d'échapper aux bêtises de son fils. Amateur de vélo, de livres, de pêche et de camping sauvage (au grand dam du reste de sa famille[32]), la société de consommation dans laquelle il vit l'insupporte complètement.
Il rĂ©pond et rĂ©agit souvent aux actes de Calvin de façon pragmatique ou paradoxale. Bill Watterson dit s'ĂŞtre inspirĂ© de son père qui, comme le père de Calvin, lui donnait toujours des explications farfelues. En rĂ©ponse aux râleries de Calvin, il lui ressort toujours la mĂŞme phrase : « Ă§a forge le caractère Â». MĂŞme s'il insupporte Calvin, cet humour particulier du père semble s'ĂŞtre transmis Ă  son fils. Bill Watterson utilise le père de Calvin pour s'exprimer et commenter certains aspects du monde des adultes. Comme lui, il se mĂ©fie de la sociĂ©tĂ© de consommation et aime faire du vĂ©lo.
La mère
Mère au foyer souvent exaspĂ©rĂ©e par les actes de son fils. Bien que sa progĂ©niture l’énerve fortement, elle n'en Ă©prouve pas moins de l'amour pour lui. Elle a tendance Ă  s'inquiĂ©ter plus vite du sort de Calvin que son mari ; par exemple, lors d'une visite au zoo oĂą ils perdent Calvin de vue, elle est saisie d’une peur panique tandis que son mari reste assez calme. De plus, le père de Calvin lui donne souvent des explications totalement fausses sur le fonctionnement de diverses choses, ce qu'instantanĂ©ment reproche la mère de Calvin Ă  son mari, et justifiant souvent « ses notes sont assez basses comme ça ! Â».
Dans les rares occasions oĂą elle n'est pas occupĂ©e Ă  rĂ©agir aux frasques de son fils, elle s'adonne Ă  de paisibles activitĂ©s, comme le jardinage ou la lecture. Il semble que, dans son enfance, elle n'ait pas toujours Ă©tĂ© aussi exemplaire qu'Ă  l'âge adulte : après avoir dĂ©clarĂ© : « J’espère qu'un jour tu auras un enfant qui t'en fera voir autant Â», son fils lui rĂ©pond : « Ouais. Mamie te disait la mĂŞme chose, paraĂ®t-il Â»[33].

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Susie Derkins
Seul personnage à avoir un nom et un prénom (Derkins était le nom du beagle de la famille de l'épouse de Watterson), Susie est une camarade de classe de Calvin qui habite dans son voisinage. Elle apparait dans la série comme une nouvelle élève de la classe. Dans les premières années de la série, Watterson représentait Susie avec un visage tout rond et portant des jupes. Son apparence change ensuite.
Contrairement Ă  Calvin, elle est studieuse, polie et civilisĂ©e et son imagination est limitĂ©e, se rĂ©duisant au stĂ©rĂ©otype des petites filles organisant des thĂ©s avec leurs peluches. Sa peluche favorite est un lapin nommĂ© Mr. Bun (M. Pinpin en français) qui ne possède pas de « rĂ©alitĂ© alternative Â», ou en tout cas n'est jamais reprĂ©sentĂ© du point de vue de Susie comme Hobbes l'est avec Calvin (sauf lorsque Calvin lui prĂŞte une telle « rĂ©alitĂ© alternative Â»). Sa relation avec Calvin est pour le moins tendue : elle est souvent la victime de ses sarcasmes machistes ainsi que des boules de neige qu’il lui lance. Le DÉFI, organisation secrète anti-filles inventĂ©e par Calvin et Hobbes, sert essentiellement Ă  agresser Susie. Mais le sentiment qui lie Susie Ă  Calvin est ambigu, fait de haine, mais aussi d’amour refoulĂ© Ă©prouvĂ© l'un pour l’autre[34]. Watterson a d'ailleurs admis que Calvin et Susie avaient un dĂ©but de bĂ©guin l'un pour l'autre, et que Susie Ă©tait inspirĂ©e du type de femme qu'il trouvait lui-mĂŞme attirante. La relation de Susie avec Calvin est cependant très conflictuelle et ne ressort jamais vraiment, mais cet « amour vache Â» entre Susie et Calvin amène souvent Hobbes Ă  chambrer Calvin sur ce terrain.
Miss Wormwood
Miss Wormwood, dont le nom est tiré d'un personnage du livre Tactique du diable de C.S. Lewis, est l'institutrice de Calvin, fatiguée des innombrables facéties de Calvin. Elle porte en permanence des robes à pois et se trouve à quelques années de la retraite.
Entre les exposés de Calvin, et les réponses qu'il refuse de donner lors des contrôles, sa patience est très souvent éprouvée. Selon les dires de Calvin, elle en serait à deux paquets de cigarettes sans filtre par jour pour tenir le choc… Watterson a déclaré avoir beaucoup de sympathie pour Miss Wormwood, qui s'énerve à essayer de garder le turbulent Calvin sous contrôle pour que la classe puisse apprendre quelque chose.
Rosaline
Rosaline est la nounou de Calvin. Étudiante, elle est la seule personne à accepter de le garder, une exception qui lui permet de demander des tarifs de plus en plus élevés et des avances aux parents désespérés[35]. Elle apparaît aussi une fois comme le professeur de natation de Calvin[36]. Les soirs de garde, on la voit souvent téléphoner à son petit ami Charlie (que l'on ne voit jamais), un appel toujours interrompu par Calvin.
Dans ces moments, Calvin prend souvent la personnalitĂ© d'Hyperman pour lutter contre Rosaline (qu'Hyperman appelle « Baby-sitter Woman Â») mais elle n'hĂ©site pas Ă  lui jouer d'aussi mauvais tours que lui. Les soirĂ©es de garde ressemblent ainsi plus Ă  une bataille entre les deux occupants de la maison.
Selon Watterson, Rosaline est la seule personne dont Calvin ait vraiment peur. Alors qu’au début de la série elle ne dispose pas de nom et n’apparaît qu’une fois, le dessinateur décide ensuite de la réutiliser car elle parvient à contenir le caractère facétieux de l’enfant.
Moe
Camarade de classe, il est le cauchemar de Calvin et passe son temps Ă  le martyriser. Brute typique, il ne cesse de pousser Calvin contre les murs, de lui extorquer son dĂ©jeuner et de l'appeler « P'tite tĂŞte Â».
Il a six ans mais se raserait dĂ©jĂ [37]. Il est le seul personnage rĂ©current Ă  voir ses paroles (souvent monosyllabiques) reprĂ©sentĂ©es dans une police d'Ă©criture diffĂ©rente de celle habituellement utilisĂ©e dans la sĂ©rie. Watterson dĂ©crit Moe comme « imposant, moche, bĂŞte et cruel Â» et une addition de « tous les imbĂ©ciles que j'ai toujours connus Â».

Il existe d'autres personnages récurrents dans la série, quoique moins fréquents, tel que monsieur Spittle, le principal de l’école dans le bureau de qui Calvin se retrouve lorsqu'il va trop loin avec son institutrice, qui montrent généralement Calvin tentant de se justifier pour son comportement. Il arrive également souvent que Calvin s'imagine être le spationaute Spiff et se voit affronter Spittle sous la forme d'un extraterrestre. Un autre personnage récurrent est le médecin de Calvin qui en voit de toutes les couleurs pour pouvoir ausculter son patient.

Situations récurrentes[modifier | modifier le code]

Qu'elles appartiennent à la vraie vie ou à l'imaginaire de Calvin, certaines situations apparaissent régulièrement dans l'œuvre de Watterson.

DÉFI[modifier | modifier le code]

Le DÉFI, pour « dehors Ă©normes filles informes Â», (ou GROSS pour « get rid of slimy girls Â» en version originale) est un club secret anti-filles inventĂ© par Calvin et Hobbes. Le but principal de cette organisation est d'exclure les filles, notamment Susie Derkins, la voisine de Calvin.

Au départ situé dans le garage, les réunions du club ont finalement lieu dans une cabane située en haut d'un arbre. Hobbes peut grimper en haut de l'arbre et accéder à la cabane, mais Calvin a besoin d'une corde[38]. Ainsi, Hobbes refuse de lui tendre une corde tant que Calvin n'a pas dit le mot de passe inventé par Hobbes, qui est constitué de huit versets à la gloire des tigres. Lorsqu'une fois, la mère de Calvin doit garder Susie, une réunion d'urgence a lieu dans la chambre, sous un carton. Le club possède sa propre charte et également son propre hymne, mais il n'apparaît jamais au complet dans la bande dessinée. Il n'y a que deux membres, Calvin et Hobbes, qui portent des chapeaux de papier durant les réunions et se donnent différents titres pompeux (Calvin est le dictateur-à-vie du club et Hobbes le Président et Premier Tigre). Le plus souvent, la suprématie de Calvin est remise en cause par Hobbes, et la réunion se termine en pugilat.

Leurs actes consistent essentiellement à travailler sur les statuts du DÉFI mais il arrive parfois que le club passe à l'acte et aille embêter Susie Derkins, ce qui se retourne généralement contre eux. De plus, le penchant de Hobbes pour les filles et sa position paradoxale dans ce club l'amène parfois à trahir Calvin pour Susie. Malgré cela, après une mission ratée, Calvin et Hobbes reconsidèrent le bilan de leur opération dans leur quartier général et en arrivent à la conclusion que la mission est tout de même un succès.

Calvinball[modifier | modifier le code]

Le calvinball est un jeu inventĂ© de toutes pièces par Calvin et Hobbes. On voit jouer Calvin Ă  ce jeu pour la première fois après avoir Ă©tĂ© déçu du Baseball, qu'il a tentĂ© de pratiquer dans son Ă©cole. Pour y jouer, il est nĂ©cessaire de porter un masque et tous les ustensiles disponibles sont bons Ă  prendre, les règles Ă©tant inventĂ©es et modifiĂ©es en cours de jeu[39]. Calvin et Hobbes passent d'ailleurs autant de temps Ă  discuter les règles qu'Ă  les jouer. Cependant une seule règle est constante : ne jamais Ă©dicter deux fois la mĂŞme règle. Le calcul des scores est Ă©galement fantaisiste : "M Ă  12" dans un jeu, et "Oogy Ă  Boogy" dans un autre, par exemple. Calvin crĂ©e ce jeu en rĂ©action Ă  ceux comportant des règles prĂ©cises (notamment le baseball) qu'il n'arrive jamais Ă  respecter. Ce jeu fait plus appel Ă  la crĂ©ativitĂ© qu’à la force physique.

Dans l'un des tomes, Calvin va même jouer avec Rosaline, la baby-sitter et à sa grande surprise elle comprendra très vite les règles et arrivera même à se servir du jeu pour l'envoyer au lit.

En hiver[modifier | modifier le code]

Boules et bonhommes de neige[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver, Calvin s'engage dans des batailles de boules de neige avec Hobbes, sa principale cible Ă©tant sa voisine, Susie Derkins. Pendant l'Ă©tĂ©, les boules de neige sont remplacĂ©es par des ballons d'eau. Calvin croit aux « grands affreux dĂ©mons des neiges Â», des entitĂ©s qui contrĂ´leraient le temps et permettraient d'avoir un hiver neigeux en brĂ»lant des feuilles en guise de sacrifice ou en prononçant des incantations. Calvin construit aussi des bonshommes de neige, mais souvent — au grand dam de ses parents — sous la forme de monstres ou de crĂ©atures Ă©tranges : un bonhomme de neige Ă  deux tĂŞtes, un autre qui se sert de la tĂŞte d'une de ses crĂ©ations comme d'une boule de neige. Dans l'une des histoires relatives Ă  ce thème, Calvin amène Ă  la vie un bonhomme de neige, qui devient mĂ©chant et se rĂ©plique avant d'ĂŞtre vaincu en utilisant un tuyau d'arrosage. Contrairement Ă  Hobbes, Calvin conçoit la crĂ©ation de bonhommes de neige comme de l'Art. Mais en rĂ©alitĂ© ce thème est un moyen pour l'auteur de critiquer le caractère prĂ©tentieux de certains artistes. Ainsi, quand Calvin proclame que toute la neige du monde est son Ĺ“uvre d'art, proposant de la vendre Ă  Hobbes pour un million de dollars, celui-ci rĂ©plique que cela s'allierait mal avec son mobilier.

À Noël[modifier | modifier le code]

Quand NoĂ«l approche, Calvin ressent le besoin d'augmenter ses chances d'obtenir des cadeaux du père NoĂ«l. En effet, les enfants qui ne sont pas sages ne reçoivent rien, et Calvin tient absolument Ă  recevoir chaque Ă©lĂ©ment prĂ©sent sur sa liste. Il est toujours déçu, quel que soit son comportement. Il faut dire que sa liste comporte plusieurs centaines de pages, Ă©ventuellement en plusieurs volumes (premier volume, d'« atomiseur Â» Ă  « lance-grenades Â»). C'est pourquoi il tente de ne pas lancer de boules de neige sur Susie Derkins. Cette pĂ©riode le pousse Ă  se poser des questions profondes, comme la diffĂ©rence entre « ĂŞtre bien Â» et « agir bien Â», ou encore le fait qu'une personne naturellement bonne a moins de mĂ©rite Ă  bien agir qu'une personne naturellement mĂ©chante, car cela lui est plus facile. Dans plusieurs histoires, Calvin s'interroge sur le travail du père NoĂ«l, et remet parfois son existence en question. Il finit toutefois par dĂ©cider de croire en l'existence de ce personnage, afin d'augmenter ses chances d'avoir des cadeaux. Hobbes remarquera : « vraiment, quel esprit cynique Â» ce Ă  quoi Calvin rĂ©pond : « c'est l'esprit de NoĂ«l! Â». Le jour de NoĂ«l, il rĂ©veille Ă©galement ses parents très tĂ´t (vers quatre heures du matin) pour aller dĂ©baller ses cadeaux, qui ne contiennent jamais les centaines d'armes qu'il avait commandĂ©es. Pourtant, en ouvrant les paquets, il est toujours satisfait (sauf quand on oublie de mettre des cadeaux pour Hobbes, oubli qu'il rĂ©pare en lui offrant du thon en boĂ®te).

Boîtes en carton[modifier | modifier le code]

Calvin se sert de boîtes en carton pour de multiples usages. Son imagination fertile en fait un transmogrifeur (pour changer d'apparence), une machine à remonter le temps, un duplicateur, ou un ethicator (qui le clone en un personnage positif). Dans une histoire Calvin utilise une boîte en carton pour accroître sa capacité cérébrale pour l’aider à rédiger une rédaction[40].

Chariot, luge et vélo[modifier | modifier le code]

Calvin et Hobbes ont pour habitude de dévaler fréquemment une colline grâce à un chariot, ou une Luge. Ce faisant, ils s'interrogent sur la vie, la mort, la religion ou d'autres questions philosophiques. Bill Watterson affirme avoir créé ces étranges situations afin de rendre ces réflexions plus attrayantes. La course du véhicule utilisé et les obstacles que Calvin doit éviter sont autant de métaphores des sujets évoqués. Généralement, le chariot s’écrase de façon spectaculaire. Il sert aussi de navette spatiale lorsque, réalisant que les humains ont fortement dégradé la Terre, Calvin et Hobbes partent pour Mars afin d'y vivre[41]. Le bruit des méfaits des humains sur la planète étant parvenu aux martiens, ceux-ci se montrent hostiles aux nouveaux arrivants qui décident de revenir sur Terre.

Le petit héros tente aussi à de multiples reprises d'apprendre à faire du vélo. Sa peur de la bicyclette se reflète dans plusieurs bandes où l'on voit un vélo l'attaquer sauvagement. Calvin n'hésite pourtant pas à prendre des risques lorsqu'il dévale une colline avec son chariot. Ironiquement, plusieurs histoires montrent le père de l'enfant prendre du plaisir à faire du vélo.

Créatures[modifier | modifier le code]

Les dinosaures sont le seul sujet que Calvin Ă©tudie en dehors de ceux que l'Ă©cole lui impose. Les dinosaures carnivores lui servent souvent d'alter-ego, surtout le Tyrannosaurus Rex, Susie Derkins Ă©tant souvent transformĂ©e en Diplodocus, un dinosaure herbivore chassĂ© par Calvin. Calvin remonte mĂŞme plusieurs fois dans le temps avec Hobbes oĂą ils se retrouvent nez-Ă -nez avec eux. Ă€ la suite de la sortie de Jurassic Park, le dessinateur a refusĂ© de reprĂ©senter ce monde prĂ©historique durant six mois pour qu'il ne souffre pas de la comparaison avec le film. La nuit, Calvin est parfois terrorisĂ© par des monstres qui vivent sous son lit et l'empĂŞchent d'en descendre. Ils sont intimidants mais peu fĂ»tĂ©s ; ils tentent d'entraĂ®ner Calvin sous le lit en l'amadouant avec des ruses grossières. Mais les monstres ne sont pas invulnĂ©rables : les deux amis parviennent Ă  en tuer en allumant la lumière ou mĂŞme Ă  leur faire peur. Hobbes semble Ă©galement intimidĂ© par ces monstres mais ceux-ci ne semblent guère s'intĂ©resser Ă  lui.

Calvin rencontre de multiples formes de vies au cours de ses aventures spatiales en tant que Spiff le spationaute. La plupart sont des monstres, mais ne sont que la transformation par l'esprit de Calvin des personnes de son entourage[42]. Dans une histoire publiée vers la fin de la série, Calvin vend la Terre pour cinquante feuilles d'arbres aliens à deux extraterrestres pour compléter son herbier.

École et devoirs[modifier | modifier le code]

Calvin dĂ©teste l'Ă©cole et se lever le matin pour s'y rendre. En classe, il est incapable de se concentrer et se montre indisciplinĂ©. Il a souvent de mauvaises notes. Sa mère doit parfois l'obliger Ă  aller en cours. En effet, Calvin juge inutile de s'y rendre : il explique souvent, en attendant le bus, pourquoi un enfant intelligent comme lui n’a pas besoin d’y aller. Si Calvin hait l'Ă©cole, c'est aussi parce qu'il y est obligĂ© d'apprendre des choses qui ne l'intĂ©ressent pas et qu'il doit se plier Ă  des règles contraignantes. En plus de cela, Calvin ne supporte pas les autres enfants de sa classe qu'il considère sans intĂ©rĂŞt. De plus Moe, le caĂŻd de l'Ă©cole, a fait de Calvin son martyr favori. Pour ce qui est des devoirs de Calvin, il arrive que ce soit le tigre Hobbes qui les fasse, tandis que son ami regarde la tĂ©lĂ©vision ou lit des bandes dessinĂ©es.

Lorsque Calvin rentre de l'école, le tigre Hobbes a pour habitude de l'attaquer en lui sautant dessus peu après que son propriétaire eut annoncé son retour en ouvrant la porte. Ces épisodes s’inspirent du comportement du propre chat de Bill Watterson. Il arrive que, sachant ce qui l'attend, Calvin cherche à échapper à Hobbes en élaborant divers stratagèmes.

Vie Ă  la maison[modifier | modifier le code]

Le père de Calvin se charge de lui faire la lecture avant de dormir mais celui-ci lui demande toujours de lire Homer le hamster et Galou le bougalou, un conte qui n'est jamais détaillé (l'album Fini de rire parle de ce roman). Dans un strip, Calvin semble apprécier ce conte essentiellement parce qu'il aime la façon dont le père prend la voix des personnages, même si celui-ci en a assez de répéter toujours la même histoire. L'attitude de Calvin face au bain est paradoxale. S'il proteste quand sa mère l'oblige à prendre son bain, une fois qu'il y est il en profite pour jouer et en fait un moment agréable. Il se voit parfois comme un explorateur sous-marin, une créature sous-marine ou un requin.

Quand les parents de Calvin sortent, ils font appel à Rosaline pour le garder. Calvin tente systématiquement de faire du mal à sa baby-sitter par différents stratagèmes, par exemple, en l'enfermant toute une soirée dehors. Au retour de ses parents, Calvin est toujours puni, et Rosaline exige une somme colossale pour l'avoir gardé. Il arrive également que Calvin tente quelques ruses diverses pour avoir de l'argent ou des biscuits[43].

Parution des albums[modifier | modifier le code]

Liste des albums parus en anglais[modifier | modifier le code]

Liste des albums
N° Album Date de publication Collection
1 Calvin and Hobbes Avril 1987 gags parus dans les journaux du 18 novembre 1985 au 17 août 1986.
2 Something Under the Bed Is Drooling Avril 1988 Du 18 août 1986 au 22 mai 1987.
3 Yukon Ho ! Mars 1989 Du 24 mai 1987 au 21 fĂ©vrier 1988
4 Weirdos From Another Planet ! Mars 1990 Du 22 fĂ©vrier 1988 au 4 dĂ©cembre 1988
5 The Revenge of the Baby-Sat Avril 1991 Du 27 novembre 1988 au 18 octobre 1989
6 Scientific Progress Goes "Boink" Octobre 1991 Du 11 septembre 1989 au 15 juillet 1990
7 Attack of the Deranged Mutant Killer Monster Snow Goons Avril 1992 Du 11 juin 1990 au 10 avril 1991
8 The Days are Just Packed Octobre 1993 Du 11 avril 1991 au 8 novembre 1992
9 Homicidal Psycho Jungle Cat Octobre 1994 Du 2 novembre 1992 au 29 août 1993
10 There’s Treasure Everywhere Mars 1996 Du 30 août 1993 au 3 juin 1995
11 It’s A Magical World Octobre 1996 Du 20 mars 1995 au 31 décembre 1995
Liste des compilations
N° Album Date de publication Autre
1 The Essential Calvin and Hobbes : A Calvin and Hobbes Treasury Septembre 1988 Compilation de Calvin and Hobbes et de Something Under the Bed is Drooling
2 The Calvin and Hobbes Lazy Sunday Book : A Collection of Sunday Calvin and Hobbes Septembre 1989 Reprend les planches du dimanche
3 The Authoritative Calvin and Hobbes : A Calvin and Hobbes Treasury Octobre 1990 Compilation de Yukon Ho ! et de Weirdos From Another Planet
4 The Indispensable Calvin with Hobbes Octobre 1992 Compilation de The Revenge of the Baby-sat et de Scientific Progress Goes "Boink"
5 The Calvin and Hobbes Tenth Anniversary Book Octobre 1995 Bandes de 1985 Ă  1995 avec commentaires de l'auteur
6 Calvin and Hobbes sunday pages 1985-1995 Septembre 2001 Catalogue de l'exposition Calvin and Hobbes: sunday pages 1985-1995 qui a eu lieu du 10 septembre 2001 au 15 janvier 2002 Ă  l'Ohio State University Cartoon Research Library.
7 The Complete Calvin and Hobbes Octobre 2005 Tous les albums en trois volumes.

Liste des albums parus en français[modifier | modifier le code]

La sĂ©rie fut d'abord publiĂ©e en français chez Hachette[44], qui sortit trois volumes entre fĂ©vrier 1988 et septembre 1989, avant de passer chez Hors Collection, qui l'a publiĂ©e de la manière suivante :

Liste des albums
N° Rang dans la
parution aux É.-U.A.
Album Date de publication Autre
1 5 Adieu, monde cruel ! Janvier 1991
2 6 En avant, tĂŞte de thon ! Janvier 1991
3 7 On est fait comme des rats ! Janvier 1992
4 8 Debout, tas de nouilles ! Janvier 1994
5 9 Fini de rire ! Janvier 1993
6 10 Allez, on se tire ! Janvier 1993
7 11 Que fait la police ? Janvier 1994
8 1 Elle est pas belle, la vie ? Janvier 1994 (premières histoires, 1/2)
9 12 On n'arrĂŞte pas le progrès ! Janvier 1995
10 2 Tous aux abris ! Mai 1995 (premières histoires, 2/2)
11 3 Chou bi dou wouah ! Janvier 1996
12 4 Quelque chose bave sous le lit ! Mai 1996
13 13 Enfin seuls ! Janvier 1997
14 14 Va jouer dans le mixer ! Mai 1997
15 15 Complètement surbookĂ©s ! Janvier 1998
16 16 Faites place Ă  Hyperman ! Juin 1998
17 17 La flemme du dimanche soir Janvier 1999 (Best of en couleur)
18 18 Gare au psychopathe Ă  rayures ! Juin 1999
19 19 Que de misère humaine ! Janvier 2000
20 20 Il y a des trĂ©sors partout ! Janvier 2001
21 21 Je suis trop gĂ©nial ! Janvier 2002
22 22 Le monde est magique ! Janvier 2003
23 23 Y a des jours comme ça ! Janvier 2004
24 24 Cette fois, c'est fini ! Janvier 2005

Entre 2005 et 2008, les aventures de Calvin et Hobbes sont rassemblées dans une intégrale de douze tomes, à raison de deux albums par volume. Cette édition suit l'ordre de parution américaine.

En 2008, les Ă©ditions Hors Collection ont Ă©galement publiĂ© le catalogue de l'exposition de Bill Watterson qui s'est tenue aux archives de la bande dessinĂ©e Ă  l'universitĂ© d'État d'Ohio du 10 septembre 2001 au 16 janvier 2002, sous le titre Calvin et Hobbes en couleurs ! (Sunday pages). L'auteur prĂ©sente et commente des planches originales en anglais et noir et blanc, avec les pages couleurs correspondantes en français.

Intégrale
Volume Date de publication Collection
Tome 1 janvier 2006 Compilation des albums Elle est pas belle la vie ? et Tous aux abris !
Tome 2 mars 2006 Compilation de Chou bi dou wouah ! et de Quelque chose bave sous le lit !
Tome 3 septembre 2006 Compilation de Adieu, monde cruel ! et En avant, tĂŞte de thon !
Tome 4 septembre 2006 Compilation de On est fait comme des rats ! et de Debout, tas de nouilles !
Tome 5 janvier 2007 Compilation de Fini de rire ! et de Allez, on se tire !
Tome 6 janvier 2007 Compilation de Que fait la police ? et de On n'arrĂŞte pas le progrès !
Tome 7 mai 2007 Compilation de Enfin seuls ! et de Va jouer dans le mixer !
Tome 8 mai 2007 Compilation de Complètement surbookĂ©s ! et de Faites place Ă  Hyperman !
Tome 9 janvier 2008 Compilation de Gare au psychopathe Ă  rayures ! et de Que de misère humaine !
Tome 10 janvier 2008 Compilation de Il y a des trĂ©sors partout ! et de Je suis trop gĂ©nial !
Tome 11 septembre 2008 Compilation de Le monde est magique ! et de Y a des jours comme ça !
Tome 12 septembre 2008 Compilation de La flemme du dimanche soir et de Cette fois, c'est fini !

Notes et références[modifier | modifier le code]

Dans le récit Peur de Jeph Loeb et Tim Sale (un arc narratif de la saga Batman), Hobbes apparaît lors d'un bal costumé donné par Bruce Wayne dans son manoir.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Bill Watterson, Calvin and Hobbes: The Tenth Anniversary Book.
  • Bill Watterson, The Complete Calvin and Hobbes.
  • Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1989), Adieu, monde cruel !, Ă©d. Hors Collection, 1991 (ISBN 2-7242-5871-1), t. 1.
  • Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1989), En avant, tĂŞte de thon !, Ă©d. Hors Collection, 1991 (ISBN 2-258-03438-8), t. 2.
  • Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1990), On est fait comme des rats !, Ă©d. Hors Collection, 1992 (ISBN 2-258-03486-8), t. 3.
  • Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1987), Elle est pas belle, la vie ?, Ă©d. Hors Collection, 1994 (ISBN 2-258-03432-9), t. 8.

Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Calvin and Hobbes Â» (voir la liste des auteurs).

  1. ↑ (en) Calvin and Hobbes Trivia. Visité le 12 mai 2007.
  2. ↑ (en) Bill Watterson at Kenyon College!.
  3. ↑ (en) Neely Tucker, The Tiger Strikes Again, Washington Post, .
  4. ↑ (en) Andrew Christie, An Interview With Bill Watterson: The Creator of Calvin and Hobbes on Cartooning, Syndicates, Garfield, Charles Schulz, and Editors, Honk magazine, janvier 1987.
  5. ↑ (en) NCS Reuben Award winners (1975–present). National Cartoonists Society.
  6. ↑ http://www.liberation.fr/livres/2013/12/11/calin-et-hobbes_965801.
  7. ↑ (en) Andrews McMeel Press Release. Visité le 3 juin 2006.
  8. ↑ (en) Newspaper cutout of the last Calvin and Hobbes strip. CNN. Visité le 19 mars 2006.
  9. ↑ (en) Andrew Christie. An Interview With Bill Watterson : The creator of Calvin and Hobbes on cartooning, syndicates, Garfield, Charles Schulz, and editors, Honk magazine, janvier 1987.
  10. ↑ (en) Calvin and Hobbes Sunday Pages 1985 - 1995. Andrews McMeel. 2001. (ISBN 0-7407-2135-6).
  11. ↑ (en) Calvin and Hobbes Creator Draws On the Simple Life. Paul Dean. Los Angeles Times. .
  12. ↑ (en) A Concise Guide To All Legitimate (and some not-so-legitimate) Merchandise. Visité le 16 mars 2006.
  13. ↑ « Actually, I wasn't against all merchandising when I started the strip, but each product I considered seemed to violate the spirit of the strip, contradict its message, and take me away from the work I loved. If my syndicate had let it go at that, the decision would have taken maybe 30 seconds of my life. Â» issu de Fans From Around the World Interview Bill Watterson.Andrews McMeel. 2005.
  14. ↑ Bill Watterson, Ă€ la recherchĂ© de Calvin et Hobbes, Hors Collection, , 160 p. (ISBN 2258117380)
  15. ↑ (en) Watterson and Walker Differ On Comics : "Calvin and Hobbes" creator criticizes today's cartooning while "Beetle Bailey"/"Hi and Lois" creator defends it at meeting. Editor and Publisher. David Astor. p. 78. .
  16. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 24.
  17. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 28.
  18. ↑ En avant, tĂŞte de thon !, p. 22.
  19. ↑ En avant, tĂŞte de thon !, p. 13.
  20. ↑ Fini de rire !, p. 15.
  21. ↑ On est fait comme des rats !, p. 10-15.
  22. ↑ (en) Gene Williams, Watterson : Calvin's other alter ego, Cleveland Plain Dealer, 1987 : « Calvin is pretty easy to do (oh yes he is) because he is outgoing and rambunctious and there's not much of a filter between his brain and his mouth. Â».
  23. ↑ On est fait comme des rats !, p. 23.
  24. ↑ DouĂ©, surdouĂ©, prĂ©coce, … Ă  haut potentiel ? mieux-etre.org.
  25. ↑ (en) Andrew Christie, An Interview With Bill Watterson : The Creator of Calvin and Hobbes on Cartooning, Syndicates, Garfield, Charles Schulz, and Editors, Honk Magazine, janvier 1987 : When « Hobbes is a stuffed toy in one panel and alive in the next, I'm juxtaposing the "grown-up" version of reality with Calvin's version, and inviting the reader to decide which is truer Â». Voir aussi : « But the strip doesn't assert that. That's the assumption that adults make because nobody else sees him, sees Hobbes, in the way that Calvin does. Some reporter was writing a story on imaginary friends and they asked me for a comment, and I didn't do it because I really have absolutely no knowledge about imaginary friends. It would seem to me, though, that when you make up a friend for yourself, you would have somebody to agree with you, not to argue with you. So Hobbes is more real than I suspect any kid would dream up. Â».
  26. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 16.
  27. ↑ (en) Bill Watterson, Tenth Anniversary Book : « a dim view of human nature Â».
  28. ↑ Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1987), Tous aux abris !, Ă©d. Hors Collection, 1995 (ISBN 2-258-03941-X), t. 10, p. 10.
  29. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 43.
  30. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 3.
  31. ↑ (en) « because as far as the strip is concerned, they are important only as Calvin's mom and dad Â». Bill Watterson.
  32. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 39-43.
  33. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 33.
  34. ↑ Elle est pas belle, la vie ?, p. 9, 41-42.
  35. ↑ On est fait comme des rats !, p. 5.
  36. ↑ Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1987), Tous aux abris !, Ă©d. Hors Collection, 1995 (ISBN 2-258-03941-X), t. 10, p. 52-53.
  37. ↑ Elle est pas belle la vie ?, p. 36 : parole de Calvin au sujet de Moe : « Ne jamais contredire Â».
  38. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 37.
  39. ↑ (en) Bill Watterson, Tenth Anniversary Book, People have asked how to play Calvinball. It's pretty simple: you make up the rules as you go..
  40. ↑ Bill Watterson, Calvin et Hobbes : Il y a des trĂ©sors partout, Éditions Hors Collection, p. 37-42.
  41. ↑ Bill Watterson, Calvin et Hobbes (1990), Debout, tas de nouilles !, Ă©d. Hors Collection, 1992 (ISBN 2-258-03487-6), t. 4, p. 30-35.
  42. ↑ Adieu, monde cruel !, p. 22.
  43. ↑ http://www.gocomics.com/calvinandhobbes/2010/05/25/.
  44. ↑ http://www.bedetheque.com/serie-566-BD-Calvin-et-Hobbes__2.html#40269.

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