Star Trek

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Logo de la série télévisée Star Trek.

Star Trek[1] est un univers de science-fiction, créé par Gene Roddenberry qui regroupe six séries télévisées faisant au total 726 épisodes (soit environ plus de 480 heures), treize longs métrages, des centaines de romans, de bandes dessinées et des dizaines de jeux vidéo, ainsi qu’une fanfiction importante. Elle est, de manière plus prosaïque, une franchise de télévision et de cinéma appartenant à Paramount Pictures, propriété de la compagnie CBS.

Dans l'univers Star Trek, l'humanitĂ© dĂ©veloppe le voyage spatial Ă  vitesse supraluminique, grâce Ă  un moteur Ă  distorsion, Ă  la suite d'une pĂ©riode post-apocalyptique du milieu du XXIe siècle (voir le Jour du Premier Contact). Plus tard, l'homme s'unit Ă  d'autres espèces intelligentes de la galaxie pour former la FĂ©dĂ©ration des planètes unies. Ă€ la suite d'une intervention extraterrestre, et grâce Ă  la science, l'humanitĂ© surmonte largement ses nombreux vices et faiblesses terrestres, au XXIIIe siècle. Les histoires de Star Trek dĂ©peignent souvent les aventures d'ĂŞtres humains et d'espèces extra-terrestres qui servent dans Starfleet, ainsi que les nombreux contacts de ceux-ci avec d'autres civilisations.

Les protagonistes, dont les idĂ©aux sont parfois imparfaitement appliquĂ©s aux dilemmes prĂ©sentĂ©s dans la sĂ©rie, sont essentiellement altruistes. Les conflits et les dimensions politiques de Star Trek forment des allĂ©gories pour des rĂ©alitĂ©s culturelles contemporaines ; la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e originale de Star Trek aborde les questions des annĂ©es 1960, tout comme, plus tard, des sĂ©ries dĂ©rivĂ©es ont reflĂ©tĂ© des questions de leurs Ă©poques respectives. Les problèmes soulevĂ©s dans les diffĂ©rentes sĂ©ries sont : la guerre et la paix, l'autoritarisme, l'impĂ©rialisme classique, la lutte des classes, l'eugĂ©nisme, la gĂ©opolitique, le racisme, les droits de l'homme, le sexisme, le fĂ©minisme et le rĂ´le de la technologie[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Terre, berceau de l'humanité et siège de Starfleet.

L'univers Star Trek dĂ©peint un futur optimiste, utopique, dans lequel l'humanitĂ© a Ă©radiquĂ© la maladie, le racisme, la pauvretĂ©, l'intolĂ©rance et la guerre sur Terre. Elle s'est Ă©galement unie Ă  d'autres espèces intelligentes de la galaxie. Les personnages explorent l'espace, Ă  la recherche de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations et s'aventurent « lĂ  oĂą aucun homme, lĂ  oĂą personne, n'est jamais allĂ© Â».

Emblème de Starfleet.

Bien que la première sĂ©rie n'ait pas rencontrĂ© un grand succès lors de sa diffusion, il est apparu que cet univers suscitait beaucoup d'enthousiasme chez un public particulier de fans, les Trekkies ou Trekkers scolarisĂ©s. Ces amateurs inconditionnels ont fait le succès des rediffusions et crĂ©Ă© un marchĂ© pour les sĂ©ries suivantes et autres films fondĂ©s sur le travail de Gene Roddenberry. Star Trek reste, au XXIe siècle, un des divertissements de science-fiction les plus populaires de la tĂ©lĂ©vision.

Les histoires de Star Trek font partie intégrante de la culture américaine. À la suite d'une opération de lobbying des fans de la série, la NASA a accepté de nommer Enterprise le prototype de la navette spatiale.

Plusieurs Ă©pisodes de la première sĂ©rie se fondent sur une confrontation entre une puissance supĂ©rieure, gĂ©nĂ©ralement une race extraterrestre avancĂ©e (possĂ©dant souvent de formidables pouvoirs mentaux), avec une technologie de pointe, et un ĂŞtre humain ayant acquis, dans des circonstances particulières, des pouvoirs inhabituels, parfois avec un dieu. Souvent, le but de la puissance en question est d'asservir (ou de dĂ©truire) le vaisseau et son Ă©quipage, mais tous deux sont sauvĂ©s par le capitaine James T. Kirk (James R. Kirk dans le premier Ă©pisode de la sĂ©rie, OĂą l'homme dĂ©passe l'homme), qui est interprĂ©tĂ© par l'acteur William Shatner. Un cas exceptionnel est l'Ă©pisode fameux des Tribbles qui, avec humour, fait entrevoir une autre sĂ©rie de thèmes possibles sur les divers points de vue des espèces ou sur l'environnement. Parfois le scĂ©nario est inversĂ©, et les entitĂ©s « supĂ©rieures Â» « moralisent Â» les humains (Arena, Les Arbitres du cosmos, L'Impasse). Certains Ă©pisodes font appel Ă  des scĂ©naristes rĂ©putĂ©s (par exemple Robert Bloch sur trois Ă©pisodes, dont celui concernant Jack l'Éventreur).

Il n'y a pas d'histoire se prolongeant tout le long de la série originale (contrairement à la série dérivée Deep Space Nine, ou, dans une moindre mesure, Voyager), chaque épisode formant une structure close, séparée des autres, le seul élément de continuité étant la distribution et certains ennemis récurrents comme les Klingons. Tous les épisodes sont au format 52 minutes, sauf l'épisode La Ménagerie, en 2 x 52 minutes, en raison de la réutilisation du premier pilote The Cage, qui fait référence à un couple (équipage, vaisseau) plus ancien.

Drapeau de la Fédération des Planètes Unies

La sociĂ©tĂ© utopique, la FĂ©dĂ©ration des planètes unies (FPU), dĂ©peinte dans Star Trek, se fonde sur une « Ă©conomie de l'abondance Â», autorisant un progrès des sciences et des technologies. Cette abondance permet, aussi, Ă  chacun, de satisfaire presque tous ses besoins et dĂ©sirs. Le travail et le commerce ne sont pas nĂ©cessaires, l'argent n'existe plus. Les Ă©motions nĂ©gatives, comme l'avarice ou la jalousie, y sont quasiment inexistantes.

Roddenberry Ă©tait partisan d'une politique Ă©galitaire et a frĂ©quemment utilisĂ© les Ă©pisodes pour prĂ©senter sa vision d'une sociĂ©tĂ© utopique, basĂ©e sur ces principes. La sĂ©rie originale, par exemple, possède un membre d'Ă©quipage fĂ©minin afro-amĂ©ricain : Nyota Uhura, rĂ´le interprĂ©tĂ© par l'actrice Nichelle Nichols, une des premières femmes afro-amĂ©ricaines Ă  tenir un rĂ´le principal Ă  la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine. Il fait Ă©galement intervenir un personnage originaire de Russie - Pavel Chekov, interprĂ©tĂ© par Walter Koenig - et ce en pleine Guerre froide entre les États-Unis et l'Union SoviĂ©tique. Le premier officier vulcain M. Spock, jouĂ© par Leonard Nimoy, n'a pas eu, tout d'abord, les faveurs des cadres de la chaĂ®ne sous le prĂ©texte que son aspect vaguement satanique pouvait s'avĂ©rer trop inquiĂ©tant pour le public, mais M. Spock est devenu l'un des personnages les plus populaires de la sĂ©rie originale.

Pour illustrer cette vision idĂ©aliste, le premier pilote de la sĂ©rie, The Cage, a Ă©tĂ© refusĂ© parce que le commandant en second de l'Enterprise Ă©tait jouĂ© par une femme (Majel Barrett, alias l'infirmière Christine Chapel dans Star Trek puis Lwaxana Troi dans Star Trek : La Nouvelle GĂ©nĂ©ration), ce que la Paramount a jugĂ© « irrĂ©aliste Â».

De mĂŞme, pour faire accepter Ă  la Paramount l'actrice noire Nichelle Nichols, qui Ă©tait pourtant une artiste reconnue en Angleterre, Roddenberry a dĂ» recourir Ă  un chantage devenu classique : « She stays or I leave! Â» (« Elle reste ou je pars ! Â»). En outre, le baiser Ă©changĂ© entre celle-ci et le capitaine Kirk, dans l'Ă©pisode 3-10 (La Descendance), met alors en Ĺ“uvre un contrĂ´le mental, comme prĂ©texte pour briser ce tabou du premier baiser interracial de la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine[3],[4],[5]. L'Ă©pisode fut diffusĂ© le 22 novembre 1968, alors que la sortie nationale du film Devine qui vient dĂ®ner ? datait dĂ©jĂ  cependant du 12 dĂ©cembre 1967. Un courrier impressionnant fut Ă  l'Ă©poque adressĂ© Ă  la Paramount qui craint mĂŞme, un moment, une fin de diffusion dans les États du Sud. Lors d'une rencontre particulière entre Nichelle Nichols et Martin Luther King, ce dernier dissuada l'actrice de quitter la sĂ©rie, arguant qu'elle reprĂ©sentait une icĂ´ne importante pour les mouvements noir et fĂ©minin. Son personnage a Ă©tĂ© recrutĂ© uniquement pour ses capacitĂ©s, et sur aucun autre critère Ă  bord de l'Enterprise[6]. En pleine guerre froide, la sĂ©rie prĂ©sente Ă©galement le Russe Chekov et l'AmĂ©ricain Kirk travailler sereinement avec le Japonais Sulu[7].

Le vaisseau spatial Enterprise du capitaine Kirk, chargé d'une mission d'exploration interstellaire de cinq ans (réplique située dans la ville de Vulcan Alberta, Canada).

Presque dix années se sont écoulées entre la fin de la première série et le premier film de cinéma. Dans l'intervalle, de nombreux romans ont été publiés par des auteurs multiples. L'univers de Star Trek a survécu à une longue traversée audiovisuelle du désert, grâce à l'écriture. Il s'est également enrichi par le partage et le travail collectif. Sauvée une première fois par ses fans, maintenue et développée par une collectivité informelle d'auteurs, l'utopie de Star Trek se trouve autant dans sa naissance que dans son contenu.

En 1987, une nouvelle sĂ©rie est lancĂ©e, Star Trek : La Nouvelle GĂ©nĂ©ration (Star Trek : The Next Generation ou ST : TNG), comportant un nouvel Ă©quipage. Contrairement Ă  la sĂ©rie originelle, ST : TNG dĂ©crit un univers dans lequel la plupart des races rencontrĂ©es sont Ă©quivalentes, d'un point de vue technologique, et un nombre important d'Ă©pisodes n'est plus basĂ© sur le concept de « premier contact Â», mais sur de nouveaux arguments, tels que les paradoxes du voyage temporel, ainsi que les univers parallèles.

La Directive Première (Prime Directive), qui contraint la Fédération à ne pas interférer dans l'évolution des espèces moins évoluées, prend plus d'importance dans cette série. Elle est l'occasion de cas de conscience, lorsque des espèces menacées de destruction ne devraient pas être assistées par respect de cette directive. Mais, souvent, l'existence de cette directive devient un prétexte pour la contourner... Avec le décès de Roddenberry, en 1991, la technologie perd son cachet optimiste et prend un visage oppressif.

Enfin, cette série connaît des liens historiques forts entre les épisodes, avec des objets ou des personnages qui apparaissent au cours de plusieurs épisodes (et même provenant de saisons précédentes), donnant à la série une cohérence plus forte. Des personnages de la série originelle font aussi leur apparition.

Roddenberry continua Ă  ĂŞtre crĂ©ditĂ© en tant que producteur exĂ©cutif de ST : TNG, mĂŞme lorsque son influence diminua, alors que la sĂ©rie progressait. Avec l'arrivĂ©e du producteur Rick Berman, elle a lentement pris une nature plus basĂ©e sur les masques, en intĂ©grant de plus en plus des scènes d'animation et des discours cryptĂ©s pour certaines audiences. Ceci est devenu plus apparent dans la majeure partie de la sĂ©rie suivante.

Star Trek Ă  l'Ă©cran[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Six sĂ©ries 
Une sĂ©rie d'animation 

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Star Trek (sĂ©rie de films).
Films fondĂ©s sur la sĂ©rie originale :
Film fondĂ© sur la sĂ©rie originale et Star Trek : La Nouvelle GĂ©nĂ©ration 
Films fondĂ©s sur Star Trek : La Nouvelle GĂ©nĂ©ration 
Films fondĂ©s sur l'univers de Star Trek et reprenant les personnages de la sĂ©rie originale, en se dĂ©roulant dans un univers parallèle 

Ligne temporelle des séries[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Chronologie de Star Trek.

Voici la chronologie « en-univers Star Trek Â» des sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es. Elle permet de situer, dans le temps, les Ă©vĂ©nements s'y dĂ©roulant. On peut voir que les Ă©vĂ©nements de la sĂ©rie Enterprise se dĂ©roulent 100 ans avant la sĂ©rie Star Trek et que les autres sĂ©ries (TNG, DS9, VOY) se dĂ©roulent 100 ans après.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La plus rĂ©cente sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Star Trek : Enterprise (ou Enterprise, Ă  partir de la quatrième saison) a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e en 2004. Depuis, plus aucune sĂ©rie n'a Ă©tĂ© produite, Ă  l'exception de sĂ©ries amateurs, comme Star Trek : New Voyages (dĂ©sormais Star Trek Phase II), dans laquelle des artisans de la franchise font des apparitions[9].

Un onzième long-métrage, reboot et relancement de la franchise, intitulé simplement Star Trek, est sorti le 6 mai 2009, et met en vedette Chris Pine, dans le rôle du jeune James T. Kirk, et Zachary Quinto, dans le rôle d'un jeune Spock. Leonard Nimoy accepta de participer au film et de reprendre son rôle de Spock. Grâce à son scénario utilisant le voyage temporel, le film est à la fois un nouveau départ et une suite de la franchise. Le retour dans le passé du Spock incarné par Leonard Nimoy permet en effet de créer une nouvelle temporalité, une sorte de monde parallèle, sans remettre en cause les évènements racontés dans les précédents films et séries.

Un MMORPG, intitulé sobrement Star Trek Online, est également sorti le 5 février 2010, en France, et le 2 aux États-Unis. L'histoire se déroule en 2409, et poursuit donc l'exploitation de l'univers Star Trek. De nombreux clins d'œil, envers les différentes séries Star Trek, y attendent les joueurs fins connaisseurs de cet univers.

Romans[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Liste des romans de Star Trek.

L'univers Star Trek est aussi une série de romans, s'inscrivant dans tous les univers des différentes séries. À la suite du succès éditorial de la série Star Trek: New Frontier par l'écrivain Peter David (qui présente les aventures de l'USS Excalibur, un équipage original jamais apparu dans une série ou un film Star Trek), d'autres romans se basant sur l'univers Trek en général, sans s'appuyer sur une série en particulier, ont été publiés. William Shatner, le fameux capitaine Kirk de la première série, a lui-même écrit plusieurs romans Star Trek, dont une série qui se poursuit d'un roman à l'autre. Faisant suite au film Generation, le dernier film à mettre en scène le capitaine Kirk et le premier avec le nouveau capitaine Jean-Luc Picard, cette série de romans s'amorce avec le titre Les Cendres d'Eden et se termine avec Les Préservateurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ Le titre original peut se traduire littĂ©ralement par : « Le sentier des Ă©toiles Â»
  2. ↑ « PrĂ©sente dans la structure mĂŞme de Star Trek, l'ambiguĂŻtĂ© entre une vision utopiste de la nature humaine et le besoin de traiter les rĂ©alitĂ©s politiques contemporaines n'est jamais vraiment rĂ©solu. Toute tentative d'intervenir de façon positive dans les situations rencontrĂ©es par L'Enterprise renvoie Ă  des parallèles, avec des problèmes actuels (le racisme, la Guerre Froide, la guerre du Vietnam), qui minent les prĂ©tentions utopiques de la sĂ©rie. Â» David Buxton, De « Bonanza Â» Ă  « Miami Vice Â». Formes et idĂ©ologie dans les sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es, Éditions de l'Espace EuropĂ©en 1991, p. 66, (ISBN 2-7388-0127-7).
  3. ↑ (en) « Shattered TV Taboos: How Bea Arthur and Others Broke Barriers Â», sur TVGuide.com,‎ (consultĂ© le 25 octobre 2013)
  4. ↑ (en) « After 40 Years, Star Trek 'Won't Die' Â», sur Space.com (consultĂ© le 25 octobre 2013)
  5. ↑ (en) Christian Höhne Sparborth, « Nichols Talks First Inter-Racial Kiss Â», sur TrekToday,‎ (consultĂ© le 25 octobre 2013)
  6. ↑ DVD édition spéciale de Star Trek VI, interview personnelle de Nichelle Nichols
  7. ↑ « Building Star Trek - L'histoire secrète d'une sĂ©rie Ă  succès Â», arte.tv
  8. ↑ http://www.cbs.com/shows/star-trek-series/
  9. ↑ Star Trek: New Voyages sur imdb.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabrice Defferrard, Le droit selon Star Trek, Coll. Libre Droit, Éditions Mare & Martin, 2015.
  • Richard Hanley, La MĂ©taphysique de Star Trek, Bayard Culture, octobre 1998, (ISBN 2-2271-3762-2)
  • Lawrence M. Krauss, La Physique de Star Trek, Bayard, coll. « Essais Â», 1998, (ISBN 978-2-2271-3751-6) (Ouvrage rĂ©putĂ© sur la science de Star Trek mais dont la traduction, Ă  cause des termes techniques spĂ©cifiques Ă  l'univers de Star Trek, rend la comprĂ©hension difficile.)
  • Gene Roddenberry, Star Trek, J'ai Lu, 1980. (Voir l'« avant-propos de l'auteur Â» et les notes de bas de page).
  • William Shatner, Chris Kreski, Star Trek : Les MĂ©moires, Lefrancq, 1993

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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