Wonder Woman

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Wonder Woman
Personnage de fiction apparaissant dans
Wonder Woman.

Lynda Carter dans la série télévisée The New Adventures of Wonder Woman.
Lynda Carter dans la série télévisée The New Adventures of Wonder Woman.

Alias Princesse Diana (véritable identité)
Diana Prince (pseudonyme)
Naissance Île de Themyscira
EspĂšce Amazone
Pouvoirs Super-force, vol, super-vitesse, longévité accrue, télépathie animale, résistance au contrÎle mental, grande résistance à la magie, régénération, projection astrale
Armes Lasso magique
Bracelets pare-balles, épée, bouclier
Famille Reine Hippolyte (mĂšre)
Zeus (pĂšre ; divinitĂ©)
ArĂšs (demi-frĂšre ; divinitĂ©)
Affiliation Ligue de justice d'Amérique
Themyscira
Star Sapphire Corps
Ennemi de Doomsday
ArĂšs
Steppenwolf
Cheetah
Giganta

Créé par William Moulton Marston
H. G. Peter (dessins)
Interprété par Cathy Lee Crosby
Lynda Carter
Gal Gadot
Voix Monique Thierry (Wonder Woman)
Ingrid Donnadieu (Batman v Superman : L'Aube de la Justice, Wonder Woman, Justice League)
Films Wonder Woman
Batman v Superman : L'Aube de la justice
Wonder Woman
Justice League
Wonder Woman 1984
SĂ©ries Wonder Woman (1975-79)
Wonder Woman (2011, non diffusé)
Premiùre apparition Âge d'or
All Star Comics #8
(décembre 1941)
Version Moderne
Wonder Woman vol. 2 #1 (février 1987)
Éditeurs DC Comics

Wonder Woman est une super-héroïne de bande dessinée américaine créée par William Moulton Marston (sous le pseudonyme de Charles Moulton), qui apparaßt pour la premiÚre fois en décembre 1941 dans All Star Comics #8. Elle est, à cette époque, l'une des premiÚres super-héroïnes et demeure la plus célÚbre d'entre elles.

Dans la plupart des adaptations, Wonder Woman est la princesse Diana d'une tribu d'Amazones dont les origines sont liées à la mythologie grecque. Ambassadrice amazone dans notre monde, elle possÚde différents pouvoirs surnaturels ainsi que des cadeaux des dieux grecs, comme un lasso magique et des bracelets à l'épreuve des balles. Elle fait aussi partie de la Ligue des justiciers d'Amérique.

Marston a voulu faire de Wonder Woman un personnage féministe, et la plupart des scénaristes qui ont repris le personnage, particuliÚrement ceux des années 1980 et suivantes, l'ont représentée ainsi.

En dehors des bandes dessinĂ©es, elle est aussi connue pour l'adaptation tĂ©lĂ©visuelle de ses aventures, avec Lynda Carter, diffusĂ©e aux États-Unis de 1975 Ă  1979.

D'autre part, Wonder Woman apparaßt, dans des séries de dessins animés adaptant l'univers DC, Super Friends des années 1970 et 1980 et La Ligue des Justiciers des années 2000. On la retrouve également dans le film Batman v Superman : L'Aube de la Justice, sorti en avril 2016, mais elle est surtout l'héroïne principale du film qui lui est consacré, Wonder Woman, sorti en 2017.

Elle apparait dans les films de l'univers cinématographique DC.

Origine du personnage[modifier | modifier le code]

En 1940, le psychologue William Moulton Marston est conseiller Ă©ditorial pour la sociĂ©tĂ© All-American Publications, dirigĂ©e par Max Gaines. LassĂ© de ne voir que des super-hĂ©ros masculins, il crĂ©e une super-hĂ©roĂŻne nommĂ©e Suprema the Wonder Woman[1]. Max Gaines, intĂ©ressĂ© par le concept, accepte l'idĂ©e de Marston qui crĂ©e la sĂ©rie sous le nom de plume Charles Moulton (combinaison de son 2e nom et de celui de Max Gaines). Bien que Marston porte entiĂšrement la responsabilitĂ© de la crĂ©ation, le responsable Ă©ditorial Sheldon Mayer, apporte sa pierre et convainc l'auteur de ne garder que la seconde partie du nom. Le dessin est confiĂ© Ă  H. G. Peter, artiste expĂ©rimentĂ©, qui rĂ©alisera presque toutes les aventures de l'hĂ©roĂŻne jusqu'en 1958[2].

Dans une parution de 1943 de The American Scholar, Marston dit : « MĂȘme les filles ne voudront pas ĂȘtre des filles tant que nos archĂ©types fĂ©minins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas ĂȘtre des filles, elles ne veulent pas ĂȘtre tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualitĂ©s des femmes ont Ă©tĂ© mĂ©prisĂ©es Ă  cause de leur faiblesse. Le remĂšde logique est de crĂ©er un personnage fĂ©minin avec toute la force de Superman plus l'allure d'une femme bonne et belle. Â»

À la crĂ©ation du personnage, le communiquĂ© de presse prĂ©cise : Wonder Woman a Ă©tĂ© conçue par le docteur Marston dans le but de promouvoir au sein de la jeunesse un modĂšle de fĂ©minitĂ© forte, libre et courageuse, pour lutter contre l'idĂ©e que les femmes sont infĂ©rieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la rĂ©ussite dans les sports, les activitĂ©s et les mĂ©tiers monopolisĂ©s par les hommes[3].

Évolution du personnage[modifier | modifier le code]

De 1940 Ă  1947[modifier | modifier le code]

En dĂ©cembre 1941, Wonder Woman fait ses dĂ©buts dans le numĂ©ro 8 de All-Star Comics. Dans ce comics on voit Steve Trevor, pilote de l'armĂ©e amĂ©ricaine s'Ă©craser sur Paradise Island. Il est recueilli par Diana, la «fille» de la reine Hippolyte qui dirige cette Ăźle oĂč se sont rĂ©fugiĂ©es les Amazones aprĂšs leur dĂ©faite face Ă  Hercule. Diana est en rĂ©alitĂ© une fille crĂ©Ă©e Ă  partir d'argile et Ă  laquelle les dieux ont donnĂ© la vie. Steve Trevor est obligĂ© de quitter l'Ăźle mais il est accompagnĂ© par Diana qui l'emmĂšne dans son avion invisible. Diana a aussi pour mission d'aider les États-Unis, prĂ©sentĂ©s comme la derniĂšre citadelle de la dĂ©mocratie. Elle prend l'identitĂ© de Diana Prince, devient la secrĂ©taire de Steve Trevor et commence Ă  combattre le crime[4].

Ses aventures sont ensuite racontées dans le premier numéro de Sensation Comics (janvier 1942).

Six mois plus tard (été 1942), elle obtient un titre à son nom, faisant d'elle la premiÚre super-héroïne à avoir son propre comic book.

En 1943, Marston qui a du mal à tenir le rythme soutenu d'écriture imposé par le comic book et le comic strip demande à une de ses étudiante Joye Hummel de l'aider. Elle accepte mais son nom n'apparaßt jamais. C'est seulement en 1947, à la mort de Marston que son travail est reconnu et qu'elle devient scénariste à part entiÚre de la série[5]. C'est durant ces années que sont posées les fondations du personnage qui serviront pendant les quarante années suivantes. Le dessinateur H. G. Peter lui donne une allure féminine assez simple mais bien identifiable, qui contraste avec les autres super-héros de l'époque.

ArmĂ©e de ses bracelets Ă  l'Ă©preuve des balles, de son lasso magique, et forte de son entraĂźnement d'amazone, Wonder Woman est l'archĂ©type de la femme parfaite dans l'esprit de Marston. Elle est belle, intelligente, forte, mais a nĂ©anmoins un cĂŽtĂ© doux. À cette Ă©poque, ses pouvoirs provenaient de sa «concentration d'amazone», et non d'un cadeau des dieux.

Le «lasso magique» de Wonder Woman est censé avoir été forgé de la ceinture magique d'Aphrodite qui fut léguée à Hippolyte (la mÚre de Wonder Woman) par la déesse. Afin de faire le lasso, le dieu Héphaïstos emprunta la ceinture de l'Olympe, en retira les liens et s'en servit pour créer le lasso. Il est incassable, infiniment extensible et a le pouvoir de faire obéir ceux qui en sont encerclés, et plus particuliÚrement de leur faire dire la vérité.

Diana Trevor, la mĂšre du personnage Steve Trevor, est membre du Women Airforce Service Pilots. Elle s'Ă©tait accidentellement Ă©crasĂ©e sur l'Ăźle mythique de Themyscira, lors d'une mission dans les annĂ©es 1940. Elle fut alors enterrĂ©e avec tous les honneurs par les Amazones, qui furent Ă©mues par son sacrifice. Le nom du personnage principal de la sĂ©rie, « Princesse Diana Â», « Diana Prince Â» ou « Wonder Woman Â», est tirĂ© de celui de cette femme pilote, ainsi que son costume, fabriquĂ© Ă  partir de l'uniforme de la pilote que les Amazones vĂ©nĂ©rĂšrent.

Wonder Woman Ă©tait aidĂ©e par les « Holliday Girls Â», avec la gourmande Etta Candy Ă  leur tĂȘte. Etta fut la seule du groupe Ă  prendre une rĂ©elle importance. Elle serait d'ailleurs l'un des personnages les plus durables de la sĂ©rie.

Des dessins de femmes ligotĂ©es par des hommes illustrĂšrent occasionnellement les couvertures de Sensation Comics et Wonder Woman de 1942 Ă  1947. Dans le no 3 de Wonder Woman, c'est la super-hĂ©roĂŻne elle-mĂȘme qui prend le dessus, ligotant des femmes, et, dans une scĂšne mĂ©morable, les habillant de fourrures, puis les chassant dans la forĂȘt, pour finalement les attacher et les exposer sur un plateau. Ces subtils sous-entendus Ă©rotiques dans les albums ont Ă©tĂ© remarquĂ©s par les historiens de la bande dessinĂ©e, qui ont dĂ©battu pour savoir s'il s'agissait d'une façon pour Marston d'exposer ses propres fantasmes (certaines biographies prĂ©tendent qu'il aurait Ă©tĂ© adepte du bondage) ou s'il s'agissait d'un moyen (conscient ou non) d'attirer les jeunes lecteurs[6].

Durant cette période, Wonder Woman rejoint la Justice Society of America, la premiÚre équipe de super-héros, dans la revue All-Star Comics. Mais, l'époque étant ce qu'elle était, Wonder Woman, bien que l'un des membres les plus puissants du groupe, est reléguée au rang de secrétaire.

Wonder Woman n'arrĂȘte pas simplement les criminels, mais veut les rĂ©former. Il y a, prĂšs de Paradise Island, une petite Ăźle appelĂ©e Transformation Island, sur laquelle se trouve un centre de rĂ©habilitation. La soumission par l'amour est en effet un des thĂšmes importants de Wonder Woman, mĂȘme s'il fut parfois parodiĂ©, les criminels se rendant Ă  la belle hĂ©roĂŻne pour profiter de sa compagnie.

Elle est d'abord dessinĂ©e par Harry G. Peter, et son visage prend les traits de la PremiĂšre dame Eleanor Roosevelt, de l'actrice Betty Grable et de la militante Margaret Sanger ; elle invoque notamment la Grande HĂ©ra la Souffrante Sappho. DĂ©but 1942, un sondage est publiĂ© dans All Star Comics, interrogeant les lecteurs pour savoir si Wonder Woman, mĂȘme si elle est une femme, peut rejoindre la Ligue des justiciers ; le oui l'emporte largement. Elle en est la seule femme et le dessinateur Gardner Fox la fait devenir secrĂ©taire de la sociĂ©tĂ©. Dans un Ă©pisode figurant l'entrĂ©e des hĂ©ros dans la guerre, Wonder Woman est prĂ©sentĂ©e comme restant aux États-Unis pour rĂ©pondre au courrier des lecteurs, ce qui irrite son crĂ©ateur William Moulton Marston ; en 1943, il dessine un Ă©pisode oĂč elle devient prĂ©sidente des États-Unis. AprĂšs 1947, la mort de Marston et dans un contexte oĂč les femmes laissent pour beaucoup leur place aux soldats rentrĂ©s du front, l'hĂ©roĂŻne sort alors de ce cĂŽtĂ© fĂ©ministe pour jouer des rĂŽles, hors son cĂŽtĂ© hĂ©roĂŻne, de baby-sitter, de mannequin ou d'actrice[3].

De 1947 Ă  1958[modifier | modifier le code]

En 1947, Robert Kanigher reprend le personnage le plus souvent illustrĂ© par H. G. Peter. Celui-ci est parfois remplacĂ© par Irwin Hasen ou Irv Novick. La sĂ©rie perd un peu de son lustre d'antan : moins fĂ©minine, Wonder Woman s'affirme en tant qu'hĂ©roĂŻne amĂ©ricaine. H.G Peter continua jusqu'au numĂ©ro 97. Peter et Marston manquent Ă  ceux qui ont vĂ©cu cet Ăąge d'or des comics books.

Dans les derniÚres histoires, les capacités de Wonder Woman s'accroissent. Ses boucles d'oreilles lui offrent la possibilité de respirer dans l'espace, l'origine de son avion invisible (à l'origine un avion à hélices, un P-40 Warhawk ou un P-51 Mustang, mais devenu, afin de suivre l'évolution technologique, un avion à réaction) est expliquée, sa tiare devient un boomerang indestructible et ses bracelets lui permettent de communiquer avec Paradise Island.

Ces modifications n'influÚrent pas sur l'audience de la série, contrairement à la crise qui allait suivre.

Fin de l'ùge d'or et années 1960[modifier | modifier le code]

En 1954, le docteur Fredric Wertham fait paraßtre son livre Seduction of the Innocent, dans lequel il expose son point de vue anti-comics. Cette publication marque pour beaucoup la fin de l'ùge d'or des comics. Pour faire face aux critiques, les éditeurs créent la Comics Code Authority, de fait un organisme de censure. Dans le cadre de l'application de ce code, la dimension féministe de Wonder Woman est mise entre parenthÚses.

Cosplay de Wonder Woman enfant, dite Wonder Tot.

Wonder Woman connaßt de nombreux changements à partir du milieu des années 1950 et pendant les années 1960. Son origine est réécrite, attribuant ses pouvoirs à une combinaison de dons faits par des divinités grecques et romaines.

Dans les annĂ©es 1960, le scĂ©nariste Robert Kanigher dĂ©cide d'appliquer une formule dĂ©jĂ  testĂ©e sur Superman sous la direction de Mort Weisinger, Ă  savoir se pencher sur la jeunesse du protagoniste. À l'instar de Superboy, la bande dessinĂ©e Ă©voque les pĂ©ripĂ©ties de la jeune Diana, dite Wonder Girl. Le scĂ©nariste poursuit dans cette veine en mettant en scĂšne Wonder Tot, autrement dit Wonder Woman enfant. Sous le nom de Wonder Queen, la reine Hippolyte se joint aux aventures de sa fille[7],[8].

Le scénariste Bob Haney - qui n'a sans doute pas compris que Wonder Girl n'était pas un personnage séparé - inclut cette derniÚre dans l'équipe des Teen Titans, avec Robin, Kid Flash, et Speedy. Quelques années plus tard, on donne une origine séparée à Wonder Girl, faisant d'elle une orpheline sauvée par Wonder Woman.

Ère Diana Prince/I Ching[modifier | modifier le code]

Incarné par Diana Rigg, le personnage d'Emma Peel dans la série télévisée Chapeau melon et bottes de cuir inspire la version d'une Wonder Woman démunie de super-pouvoirs.

À la fin des annĂ©es 1960[9], un nouveau responsable Ă©ditorial, Mike Sekowsky est nommĂ© pour s'occuper de la sĂ©rie dont les ventes sont trĂšs faibles. DC a mĂȘme envisagĂ© de supprimer le comics mais comme une adaptation Ă  la tĂ©lĂ©vision est envisagĂ©e, la sociĂ©tĂ© prĂ©fĂšre garder le comics. Ceci est d'autant plus nĂ©cessaire que le contrat avec Marston prĂ©cisait que si le comics s'arrĂȘtait, les droits du personnage reviendraient Ă  Marston ou Ă  ses enfants. Sous la direction de Sekowsky, Wonder Woman renonce Ă  ses pouvoirs afin de pouvoir rester dans le monde des hommes, plutĂŽt que d'accompagner ses sƓurs amazones dans une autre dimension oĂč elles pourraient conserver leur magie. Les scĂ©narios de cette pĂ©riode sont signĂ©s par Dennis O'Neil puis, aprĂšs le dĂ©part de celui-ci par Sekowsky[10].

La nouvelle direction prise par la bande dessinĂ©e est trĂšs influencĂ©e par des personnages comme Emma Peel de la sĂ©rie britannique Chapeau melon et bottes de cuir[11],[12]. DĂ©sormais propriĂ©taire d'une boutique de mode, Diana Prince se retrouve vite sous l'aile d'un mentor chinois et aveugle nommĂ© I Ching (en), dĂ©peint comme son supĂ©rieur dans tous les domaines[13]. Avec l'aide d'I Ching, Diana s'entraĂźne Ă  utiliser son corps comme une arme, apprenant les arts martiaux et la maĂźtrise des armes, afin d'entreprendre des aventures dans le style agent secret. En dĂ©pit de ses annĂ©es d'expĂ©rience en tant qu'amazone et super-hĂ©roĂŻne, Diana acquiert un tempĂ©rament moins affirmĂ©, dĂ©montrant une Ă©motivitĂ©, un manque d'assurance et une soumission marquĂ©e vis-Ă -vis des personnages masculins, Ă  commencer par son guide qui lui prodigue frĂ©quemment des remontrances qu'elle accepte passivement[14]. Durant six numĂ©ros successifs, le comic book s'intitule mĂȘme The Incredible I-Ching ! And... the New Wonder Woman[15].

Peu aprÚs le début de la nouvelle Wonder Woman, les éditeurs coupent progressivement les ponts avec le monde des super-héros de DC Comics, notamment en tuant Steve Trevor (bien que le personnage soit réapparu plus tard). Une exception notable demeure la confrontation entre Diana et Catwoman.

Cette pĂ©riode a ses supporters comme ses dĂ©tracteurs. Certains apprĂ©cient l'abandon du kitsch des premiĂšres aventures comics pour des histoires plus sĂ©rieuses. D'autres trouvent que la bande dessinĂ©e tourne complĂštement le dos Ă  l'histoire originale. Sur une couverture controversĂ©e, on voit Diana Prince tirant sur un avion avec une mitraillette ; Ă  l'opposĂ© de l'image traditionnelle de Wonder Woman, cette Diana Prince n'hĂ©site pas Ă  tuer pour se dĂ©fendre ou pour dĂ©fendre les autres.

La nouvelle série attire des écrivains qui ne sont pas familiers des comics, par exemple l'auteur de science-fiction Samuel R. Delany qui en écrit les deux derniers numéros. L'auteur tente d'y insuffler un propos féministe, sans parvenir à restituer le caractÚre affirmé de Diana[16].

Couverture commémorant le 35e anniversaire de publication de Ms. Magazine (automne 2007).
La mise en couleur de la mosaïque de couvertures réplique la représentation de Wonder Woman affichée sur le premier numéro du périodique, lancé en juillet 1972 par la féministe américaine Gloria Steinem, par ailleurs fan de la super-héroïne.

L'arc narratif de la nouvelle Wonder Woman dure deux ans, puis la justiciĂšre retrouve finalement ses pouvoirs et son costume au dĂ©but des annĂ©es 1970. Le retour de la Wonder Woman originale est en partie dĂ» Ă  une campagne Ă  laquelle participa la fĂ©ministe Gloria Steinem — outrĂ©e que la plus cĂ©lĂšbre des super-hĂ©roĂŻnes puisse ĂȘtre ainsi caractĂ©risĂ©e comme une femme dĂ©pendante[17], en sus d'avoir Ă©tĂ© dĂ©pouillĂ©e de ses pouvoirs. En 1972, Wonder Woman est nommĂ©e symbole de la rĂ©volte fĂ©ministe, dans le contexte d'une nouvelle vague de lutte de mouvements de femmes, mĂȘme si certaines critiquent le personnage mythique et prĂ©fĂšrent les rĂ©alisations concrĂštes[3].

L'Ăšre I Ching, malgrĂ© les controverses qu'elle a suscitĂ©es, a eu une influence certaine sur la suite des aventures de Wonder Woman et sur ses adaptations tĂ©lĂ©visĂ©es (notamment les 2e et 3e saisons de la sĂ©rie avec Linda Carter).

Des années 1970 jusqu'à Crisis on Infinite Earths[modifier | modifier le code]

À la suite du retour de la Wonder Woman originale, l'hĂ©roĂŻne essaie de se faire rĂ©-admettre au sein de la Ligue des Justiciers. Elle doit pour cela passer douze Ă©preuves, chacune Ă©tant secrĂštement supervisĂ©e par un membre diffĂ©rent de la ligue.

À peine Wonder Woman a-t-elle Ă©tĂ© rĂ©admise au sein de la Ligue des Justiciers que DC Comics dĂ©cide de changer une nouvelle fois le format de ses aventures, car, dans l'intervalle, les aventures de Wonder Woman avaient Ă©tĂ© adaptĂ©es Ă  la tĂ©lĂ©vision, dans une sĂ©rie qui fut trĂšs populaire et dont l'action se situait pendant la Seconde Guerre mondiale, comme dans les premiers albums.

DC dĂ©cida donc de situer aussi ses histoires Ă  la mĂȘme Ă©poque, ce qui Ă©tait possible grĂące au concept multivers de DC (les deux Wonder Woman existant dans deux mondes parallĂšles diffĂ©rents).

Wonder Woman participa Ă  une sĂ©rie de batailles « Ă©piques Â» pendant les annĂ©es 1970 et 1980, jusqu'Ă  sa mort en 1986 dans Crisis on Infinite Earths (CIE). Mais le personnage ne resterait pas mort trĂšs longtemps.

AprĂšs Crisis (1986)[modifier | modifier le code]

Le dessinateur et scénariste George Pérez en charge du redémarrage de la série en 1987.

AprÚs Crisis, Greg Potter et George Pérez furent chargés de redémarrer les aventures de la super-héroïne, en 1987.

Les fans et les critiques considÚrent les 60 numéros créés par Pérez comme l'un des points culminants de l'histoire de Wonder Woman. Pérez et Potter donnÚrent à Wonder Woman une personnalité féministe, et les recherches approfondies de Pérez en matiÚre de mythologie grecque insufflÚrent plus de profondeur et de richesse que dans les versions précédentes.

Dans sa nouvelle incarnation, Wonder Woman est Diana, une princesse et Ă©missaire de Paradise Island dans le monde des hommes. Au dĂ©but, elle ne garde pas son identitĂ© secrĂšte, et ne se comporte pas non plus comme une « super-hĂ©roĂŻne Â», son personnage Ă©tant d'abord celui d'une ambassadrice mĂ©connaissant le « monde des hommes. Â» Diana parle seulement le grec ancien, et doit apprendre l'anglais quand elle arrive aux États-Unis, au lieu de savoir le parler intuitivement. NĂ©anmoins, Diana a reçu un entraĂźnement de guerriĂšre et n'hĂ©site pas Ă  tuer son adversaire lorsque c'est nĂ©cessaire. Les sujets de ses aventures sont la guerre, l'injustice, l'inĂ©galitĂ©, la mort, et divers conflits impliquant les dieux de l'Olympe.

Les personnages secondaires sont eux aussi modifiĂ©s. Par exemple, Steve Trevor est changĂ© en un officier de l'Air Force, qui paraĂźt beaucoup plus ĂągĂ© que Diana, et la traditionnelle romance entre les deux est abandonnĂ©e. À la place, Trevor est liĂ© sentimentalement Ă  Etta Candy, qui devient elle-mĂȘme une officier militaire de rang important et plutĂŽt ronde, mais sans exagĂ©ration. Cheetah, l'ennemie de Diana, devient une femme qui peut se transformer en une fĂ©roce crĂ©ature fĂ©line-humanoĂŻde, du mĂȘme niveau que Diana au combat.

AprÚs que Pérez eut quitté les séries de comics, d'autres écrivains et dessinateurs, tels que William Messner-Loebs, John Byrne ou Greg Rucka, ont essayé de marcher sur ses traces, avec plus ou moins de bonheur.

Seconde crise : Infinite Crisis (2005-2006)[modifier | modifier le code]

S'opposant Ă  Maxwell Lord et Ă  Superman, Wonder Woman comprend que le second est mentalement contrĂŽlĂ© par le premier. Batman est alors griĂšvement blessĂ© par Superman. MĂȘme si Diana peut battre Superman, elle comprend qu'il n'y a qu'un moyen de mettre fin Ă  ce duel fratricide : tuer Maxwell Lord. Sans plus hĂ©siter, elle lui brise le cou, scĂšne relayĂ©e sur de nombreuses tĂ©lĂ©visions dans le monde entier (effet, Ă  l'avance, orchestrĂ© par Maxwell Lord). MalgrĂ© son acte qui les a sauvĂ©s, elle est dĂ©savouĂ©e par Superman et par Batman ; une crise de confiance s'ensuit donc entre les trois amis. MalgrĂ© cela, elle se joint aux autres hĂ©ros pour combattre les protagonistes qui ont engendrĂ© l'Infinite Crisis aprĂšs avoir aidĂ© et combattu aux cĂŽtĂ©s des Amazones de Themyscira. À la fin de l’Infinite Crisis, Diana, Bruce et Clark dĂ©cident de se retirer pendant un an. Pour Diana, c'est avant tout une maniĂšre de se « ressourcer Â» et de reconsidĂ©rer son rĂŽle en tant que Wonder Woman. Cela s'inscrit dans le One Year Later, pĂ©riode pendant laquelle Donna Troy devient la Wonder Woman par interim.

Infinite Crisis a exercĂ© une influence importante sur la biographie officielle de Wonder Woman, puisque l'un des effets de cette crise est l'altĂ©ration plus ou moins importante d'Ă©vĂ©nements de l'Univers DC. La premiĂšre pĂ©riode de la Wonder Woman moderne (commençant Ă  la fin des annĂ©es 1950, finissant en 1986 et qui avait Ă©tĂ© « annulĂ©e Â» par les effets de la CIE) est rĂ©tablie dans certaines de ses grandes lignes. Ainsi, elle fait bien partie des membres fondateurs de la premiĂšre Ligue de Justice et ne meurt pas pendant la CIE (bien que les circonstances entourant ce dernier Ă©vĂ©nement restent obscures). Cependant, les origines actuelles de Wonder Woman restent bien celles narrĂ©es par George Perez dans les premiers numĂ©ros de la deuxiĂšme sĂ©rie Wonder Woman, en 1987.

Bisexualité[modifier | modifier le code]

Fin 2016, Greg Rucka annonce publiquement la bisexualitĂ© du personnage[18],[19]. Il indique qu'il s'agit pour lui d'une Ă©vidence, Ă©tant donnĂ© l'univers interne du comics oĂč, dans l'Ăźle Themyscira d'oĂč vient Wonder Woman, des femmes vivent entre elles sans prĂ©sence masculine[20]. Si pour des fans assidus, ainsi que Gail Simone, cette confirmation n'est en rien une surprise[21], l'annonce a Ă©tĂ© abondamment reprise et commentĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux[22],[23].

L'annonce de la bisexualitĂ© de Wonder Woman vient Ă  une Ă©poque oĂč DC Comics met en avant davantage de diversitĂ© et de visibilitĂ© de personnages LGBT dans ses productions ; ainsi, deux autres personnages de l'univers — Catwoman et John Constantine â€” sont annoncĂ©s ou confirmĂ©s comme bisexuels dans les annĂ©es 2010[24].

Adaptations à d'autres médias[modifier | modifier le code]

Série télévisée des années 1970 et remake annulé en 2011[modifier | modifier le code]

La premiĂšre tentative d'adaptation au petit Ă©cran a lieu en 1967, Ă  la suite du succĂšs de la rĂ©cente sĂ©rie Batman. Greenway Productions, la compagnie derriĂšre la sĂ©rie Batman, produit un essai de quatre minutes et demie pour Wonder Woman, avec Ellie Wood Walker dans le rĂŽle de la princesse amazone. La sĂ©rie aurait sans doute gardĂ© le mĂȘme esprit kitsch et dĂ©calĂ© que Batman, mais ne dĂ©passe pas le stade de projet. Wonder Woman apparaĂźt aussi dans des dessins animĂ©s, notamment dans Superfriends pendant les annĂ©es 1970. La seconde adaptation filmĂ©e est pour un tĂ©lĂ©film en 1974 avec une Cathy Lee Crosby blonde, sans pouvoirs et avec un costume assez Ă©loignĂ© de l'original.

De 1976 Ă  1979, c'est l'actrice Lynda Carter qui est choisie pour incarner l’hĂ©roĂŻne dans la sĂ©rie The New Adventures of Wonder Woman. Elle prĂȘtera ses traits au personnage pendant 60 Ă©pisodes.

En 2011, le réseau de télévision américain NBC met sur les rails un nouveau projet de série télévisée avec Adrianne Palicki dans le rÎle-titre et Elizabeth Hurley. Mais aprÚs le tournage de l'épisode Pilote, la chaine ne validera pas le reste de la saison et la série sera annulée.

Cinéma en 2016 et 2017[modifier | modifier le code]

En 2005, le projet d'un film consacrĂ© Ă  Wonder Woman est annoncĂ©, avec pour rĂ©alisateur Joss Whedon. Le , ce dernier explique sur son site internet qu'il se retire du projet, n'ayant pu s'entendre avec Warner Bros sur un scĂ©nario. La sortie du film est alors repoussĂ©e en 2009. L'annonce de la production du film a suscitĂ©, pendant deux ans, une avalanche de rumeurs (souvent dĂ©menties aussitĂŽt) concernant l'identitĂ© de l'actrice qui devrait incarner l’hĂ©roĂŻne. En expliquant les motivations de son retrait du projet, Joss Whedon a mis fin Ă  ces rumeurs, affirmant que le casting du film n'avait jamais commencĂ© et qu'aucun nom n'avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ©.

Le , Gal Gadot est choisie pour jouer le rĂŽle de Wonder Woman et signe Ă©galement un contrat de trois films avec le studio, qui comprend Justice League et un film Wonder Woman en solo[25]. Wonder Woman apparaĂźt initialement au sein de l'univers cinĂ©matographique DC dans Batman v Superman : L'Aube de la justice, un film amĂ©ricain en prise de vue rĂ©elle, la suite de Man of Steel. La super-hĂ©roĂŻne apporte une aide significative Ă  l'Homme d'acier (incarnĂ© par Henry Cavill) et au Chevalier noir (interprĂ©tĂ© par Ben Affleck) afin de vaincre Doomsday, un monstre crĂ©Ă© par Lex Luthor Ă  partir du cadavre du gĂ©nĂ©ral Zod. Wonder Woman se dĂ©fend bien mieux contre cette crĂ©ature que les deux hĂ©ros masculins[26], selon le vƓu du rĂ©alisateur Zack Snyder qui souhaite montrer une guerriĂšre farouche et intimidante, dĂ©capante, marquĂ©e par les combats et immortelle[27].

Le film Wonder Woman sort en 2017. Il est prévu qu'il soit suivi en 2020 par Wonder Woman 1984.

Animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

En 2017, l'artiste français LĂ©o Caillard crĂ©e une sculpture du buste de Wonder Woman, en rĂ©sine et poudre de marbre, sur le modĂšle des bustes sculptĂ©s de l'AntiquitĂ© classique. Il a obtenu pour cela l'autorisation de la maison d'Ă©dition. Cette Ɠuvre est exposĂ©e en 2019 au MusĂ©e Saint-Raymond, musĂ©e des Antiques de Toulouse dans le cadre de l'exposition temporaire Age of Classics ! L'AntiquitĂ© dans la culture pop. La musĂ©ographie expose ce buste et celui de Superman et Captain America (crĂ©Ă©s dans la mĂȘme forme) Ă  cotĂ© de celui de Marc-AurĂšle CuirassĂ©[28].

Publication[modifier | modifier le code]

L'Ăąge d'or des comics[modifier | modifier le code]

Les numĂ©ros parus dans All Star Comics, Sensation Comics and Wonder Woman (Volume 1) ont Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ©s dans les recueils suivants :

L'Ăąge d'argent et l'Ăąge de bronze des comics[modifier | modifier le code]

  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 1 : Wonder Woman #178-184.
  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 2 : Wonder Woman #185-189.
  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 3 : Wonder Woman #190-198.
  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 4 : Wonder Woman #199-204.

L'Ăąge moderne des comics[modifier | modifier le code]

  • God and Mortals : Wonder Woman #1-7
  • Challenge Of The Gods : Wonder Woman #7-14
  • The Contest : Wonder Woman #90-93 & #0
  • The Challenge of Artemis : Wonder Woman #94-100
  • Second Genesis : Wonder Woman #101-105
  • Lifelines : Wonder Woman #106-112
  • Paradise Lost : Wonder Woman #164-170 & Wonder Woman Secret Files #2
  • Paradise Found : Wonder Woman #171-177 & Wonder Woman Secret Files #3
  • Down to Earth : Wonder Woman #195-200
  • Bitter Rivals : Wonder Woman #201-205
  • Eyes of the Gorgon : Wonder Woman #206-213
  • Land of the dead : Wonder Woman #214-217 + Flash #219
  • Mission's End : Wonder Woman #218-226
  • Wonder Woman numĂ©ro 750, numĂ©ro anniversaire dont la publication est prĂ©vue le [29]

Autre[modifier | modifier le code]

Wonder Woman est Ă©lue ambassadrice officielle des Nations unies le 21 octobre 2016, dans le cadre de la campagne en faveur de l'Ă©mancipation des femmes Ă  destination des femmes et petites filles. Mais sa mission, qui devait durer jusqu'en 2017, s'achĂšve plus tĂŽt que prĂ©vu le 16 dĂ©cembre, aprĂšs un certain nombre de polĂ©miques. On accuse par exemple Wonder Woman de vĂ©hiculer , Ă  travers son physique et sa tenue, des standards de beautĂ© irrĂ©alistes. Certains ont aussi regrettĂ© la nomination d'un personnage fictif, alors que d'autres femmes rĂ©elles auraient pu ĂȘtre choisies[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ Lepore 2014, p. 188.
  2. ↑ Hanley 2014, p. 13.
  3. ↑ a b et c Jill Lepore, « La chienne de garde de l'AmĂ©rique Â», Vanity Fair n°20, fĂ©vrier 2015, pages 116-125 et 164.
  4. ↑ Hanley 2014, p. 14.
  5. ↑ (en) Lambiek comic shop and studio in Amsterdam, The Netherlands, « Comic creator: Joye Hummel Â», sur lambiek.net, (consultĂ© le 5 janvier 2018)
  6. ↑ Christian-Georges Schwentzel, « Wonder Woman et le fantasme sexuel de la femme guerriĂšre Â», Slate,‎ (lire en ligne).
  7. ↑ (en) Joan Ormrod, « Cold War Fantasies : Testing the Limits of the Familial Body Â», dans Darowski 2014, p. 52-53.
  8. ↑ (en) Francinne Valcour, « Retiring Romance : The Superheroine's Transformation in the 1960s Â», dans Darowski 2014, p. 66.
  9. ↑ Wonder Woman n° 179, novembre-dĂ©cembre 1969.
  10. ↑ (en) Tom Steward, « "So, What Kind of Guy WAS Mike Sekowsky?" Â», sur tompstewart.com, (consultĂ© le 16 novembre 2018)
  11. ↑ Knight 2010, p. 312.
  12. ↑ DiPaolo 2011, p. 79.
  13. ↑ Jason LaTouche, « What a Woman Wonders : This is Feminism ? Â», dans Darowski 2014, p. 85.
  14. ↑ (en) Jason LaTouche, « What a Woman Wonders : This is Feminism ? Â», dans Darowski 2014, p. 85-87.
  15. ↑ Hanley 2014, p. 183.
  16. ↑ Hanley 2014, p. 183-184.
  17. ↑ (en) Jason LaTouche, « What a Woman Wonders : This is Feminism ? Â», dans Darowski 2014, p. 88.
  18. ↑ (en) Kayla Greaves, DC Comics Writer Confirms Wonder Woman Is Bisexual, The Huffington Post, .
  19. ↑ (en) Kate Lismore, Wonder Woman Is Bisexual, Confirms Comic Book Writer, Konbini, octobre 2016.
  20. ↑ Ronan TĂ©soriĂšre, La rĂ©vĂ©lation de la bisexualitĂ© de Wonder Woman agite l'AmĂ©rique, Le Parisien,  : Quand vous pensez Ă  ce que le concept de Themyscira (l'Ăźle des Amazones dont fait partie le personnage de Wonder Woman) implique, la rĂ©ponse est comment pourraient-elles ne pas toutes ĂȘtres dans une relation de mĂȘme sexe ? Cela ne fait aucun sens logique autrement.
  21. ↑ (en) Wonder Woman is 'obviously' bisexual, DC comic writer Greg Rucka confirms, ABC, .
  22. ↑ (en) Joshau Haigh, DC Comics writer shocks fans with revelation that Wonder Woman is bisexual, Mirror.co.uk, .
  23. ↑ (en) Alex Taylor, Wonder Woman revealed as 'obviously' queer – straight, male internet can't cope, International Business Times, .
  24. ↑ (en) Jase Peeples, It's a Bird! It's a Plane! It's a New Inclusive Era for DC Comics!, The Advocate, .
  25. ↑ PolĂ©mique autour de Gal Gadot, la nouvelle wonder woman sur leparisien.fr (consultĂ© le ).
  26. ↑ (en) Jeffrey A. Brown, The Modern Superhero in Film and Television : Popular Genre and American Culture, New York / Londres, Routledge, coll. Â« Routledge Advances in Comics Studies Â», (ISBN 978-1-138-89778-6), p. 158-160.
  27. ↑ (en) Carolyn Cocca, Superwomen : Gender, Power, and Representation, Bloomsbury Publishing, , 288 p. (ISBN 978-1-5013-1656-2, prĂ©sentation en ligne), p. 51.
  28. ↑ https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Marcus_Aurelius-RA_61_b-IMG_0203-gradient.jpg
  29. ↑ M.L., « Pour son 750e numĂ©ro, Wonder Woman aura droit Ă  un comics anniversaire Â», sur 20 minutes, .
  30. ↑ « Wonder Woman et l'ONU, c'est fini! Â», sur FIGARO, (consultĂ© le 18 fĂ©vrier 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et webographie[modifier | modifier le code]

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Télévision[modifier | modifier le code]

  • Wonder Women ! The Untold Story of American Superheroines (2012), documentaire rĂ©alisĂ© par Kristy Guevara-Flanagan.

Filmographie sur la création du personnage[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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